Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que les sondages d’après scrutin montrent une nouvelle chute de popularité de l’ancien président qui n’a recueilli que 37% d’opinions favorables contre 43% pour Biden. Au surplus, comme l’a souligné le New York Times dans son édition du 10 novembre, un certain nombre de candidats rejetant le scrutin de 2020 ont été battus au profit de Démocrates modérés ou mis en difficulté.

La sénatrice démocrate Catherine Cortez Masto a battu de justesse son adversaire républicain Adam Laxalt dans l’État du Nevada, permettant à son parti de conserver le contrôle du Sénat. Une défaite cinglante pour les républicains et Donald Trump. La “vague rouge” annoncée par les analystes avant les élections définitivement nulle et non avenue

La Russie a essuyé une nouvelle humiliation avec l’explosion qui a visé le pont jeté sur le détroit de Kertch, le 8 octobre. Il était le symbole triomphant de l’annexion unilatérale et illégale de la Crimée, le voici devenu l’illustration d’une ambition impériale mal en point. Cette humiliation ne peut que raviver les discours les plus extrêmes sur les plateaux de télévision russes, où la propagande la plus folle se déverse au quotidien. La menace d’un recours à l’arme nucléaire y figure en bonne place.

C’est un cauchemar récurrent. Oxford, Michigan, 30 novembre 2021 : 4 élèves tués, 6 blessés. Santa Fe, Texas, 18 mai 2018 : 10 morts, 10 blessés. Parkland, Floride, 14 février 2018 : 17 morts, dont une majorité d’adolescents. Une liste presque sans fin de fusillades en milieu scolaire, et qui vient encore de s’allonger. Mardi, Salvador Ramos, 18 ans, a fauché sous ses balles 21 personnes, dont 19 enfants, dans une école primaire d’Uvalde, au Texas.. Le président américain Joe Biden a appelé à « affronter le lobby des armes »

Vladimir Poutine et Olaf Scholz ont du apprendre quelque chose pendant leurs déplacements à Moscou et Washington : les puissants du monde se fichent pas mal de ce que les Européens peuvent bien penser ou vouloir. Et Olaf Scholz a du se rendre compte que la décision concernant l’ouverture du gazoduc « Nord Stream 2 » ne se prend pas à Berlin, mais à Washington. Et du coup, les présumés leaders européens se trouvent réduits à leur taille réelle.

En se posant en garant des intérêts supérieurs de la nation, iVladimir Poutine gagne en majesté. Selon les Occidentaux, une telle clé d’interprétation expliquerait à la fois que M. Vladimir Poutine ait durci la répression de ses opposants et qu’il ait dans le dossier ukrainien réclamé aux États-Unis des garanties de sécurité dont il savait qu’elles ne seraient pas satisfaites

Poutine pense-t-il qu’il vaut la peine de prendre le risque d’une guerre pour tenter d’obtenir ce qu’il veut, ce qu’il envisage comme un retour au destin de grande puissance de la Russie? Biden sera-t-il capable de trouver suffisamment de compromis pour détourner Poutine de l’idée de la guerre sans trop lui céder? Les prochains mois vont mettre les nerfs de tout le monde à rude épreuve.

Le président américain Joe Biden n’a cessé de présenter la rivalité entre son pays et la Chine comme une bataille entre la démocratie et l’autocratie, un affrontement idéologique évocateur de la guerre froide. Cette analogie est inexacte – les États-Unis et la Chine sont en compétition pour la suprématie stratégique mondiale – et exclut pratiquement toute résolution des différends.