Le parlement va donc s’emparer du débat sur la vaccination obligatoire. Dans le même temps, le commissaire corona Pedro Facon remet un rapport au gouvernement dans lequel il prône un passe vaccinal plutôt que l’obligation. Quelles sont les valeurs ou les principes en jeu entre l’obligation et le pass vaccinal. Au-delà de la nécessité ou des réalités épidémiologiques, quelles sont les logiques éthiques à l’œuvre derrière les deux formules ?

C’est une application d’une idéologie libérale méritocratique. Chacun mérite son sort, chaque individu est maître de son destin social. Le chômeur, surtout le chômeur de longue durée, est perçu comme le responsable de sa situation, et comme vivant au crochet de la société, alors que le travail est perçu comme un vecteur d’émancipation.

L’enjeu ici c’est de savoir si on sacralise l’enfant comme un individu, ou si on le considère comme faisant partie d’une communauté. Vaste débat entre liberté individuelle et liberté collective qui nous poursuit depuis près de deux ans. Pour les philosophes c’est un débat passionnant, pour les politiques c’est un débat à haut risque.

Pour paraphraser le rappeur Orelsan, la crise Covid a pris « l’odeur de l’essence » ce dimanche. Dans cette chanson, il décrit une société qui s’enflamme. Une société qui se déchire et va vers le crash. Débattre, organiser une discussion publique argumentée, ne sera pas possible sans redonner un rôle plus central au Parlement. C’est la seule manière pour les démocraties de contrer le catastrophisme d’Orelsan

en réduisant l’accès à des Eervices aux seuls vaccinés et aux personnes immunisée par une maladie récente, on risque bien de créer une discrimination sur base du statut vaccinal. Dans son avis le comité de bioéthique a clairement posé comme condition au passe qu’il intègre les moyens alternatifs à la vaccination, les résultats de test PCR, ou antigénique négatif, ou statut sérologique positif.

Le PTB aura bientôt un nouveau président. Peter Mertens, l’actuel patron du PTB, souhaite passer la main. C’est un moment clef pour le parti Marxiste. Il faut rappeler aux francophones, que Raoul Hedebouw n’est pas le président du PTB (il le sera peut-être dans quelques semaines). Depuis 13 ans c’était l’Anversois Peter Mertens qui est à la tête du parti. C’est lui qui incarne le grand bond en avant du PTB, le virage qui a progressivement fait passer le PTB de groupuscule en décomposition à celui de principal parti d’opposition côté francophone.

Un rapport du Conseil supérieur de la Santé concernant le nucléaire et le développement durable a suscité de vifs échanges. Tous ceux qui ont passé leur journée à disqualifier le Conseil supérieur de la Santé ont agi comme des vulgaires lobbyistes du tabac. Ils ont créé du doute pour éviter le débat. La nuance et la complexité leur fait peur. Et on ne peut en conclure qu’une chose au fond, ils ne veulent pas de débat.

Le 19 octobre 2015, 17 grévistes et manifestants avaient été arrêtés à hauteur du Pont de Cheratte (alors en travaux), puis condamnés pour « entrave méchante à la circulation »
La cour d’appel de Liège a confirmé hier leur condamnation. Comme l’avait souligné Bertrand Henne, c’est peut-être un tournant dans l’exercice du droit de grève en Belgique.

Le phénomène Squid Game déboule sur la planète entière. Il y a un contenu très fortement politique dans cette série. C’est sans doute un des facteurs de son succès. Le malaise s’explique par le sujet de Squid Game. Ce qui est questionné c’est la démocratie. Les joueurs sont d’abord recrutés en fonction de leur profil de surendetté. Ils participent librement pour gagner de l’argent, ils signent un contrat. A ce moment ils ignorent tout de la cruauté du jeu ce qui veut dire que leur consentement n’est pas éclairé.