Nouvelle polémique au Fédéral. Cette fois-ci, il est question de possibilité d’octroyer des allocations de chômage aux salariés qui veulent démissionner pour se former à un métier en pénurie. De quoi alimenter le cabinet à disputes. Cette contradiction est consubstantielle de la politique. C’est l’équilibre à trouver entre la conflictualité et l’efficacité qui est en jeu. Cet équilibre, la Vivaldi ne l’a pas encore trouvé.

Cette rentrée démontre que le parti est entre deux eaux. La N-VA se cherche une nouvelle tactique. Et celle-ci semble uniquement reposer sur l’échec espéré de la Vivaldi. Bart De Wever ne cesse de le répéter, la Vivaldi n’existe que contre la N-VA. Cela n’est pas faux, mais en disant cela, il rend l’inverse vrai. Aujourd’hui la N-VA n’existe que contre la Vivaldi. Si celle-ci produit des résultats c’est donc forcément mauvais pour la N-VA.

Cette affaire touche à l’essence même de la politique Bruxelloise, cette idée que Bruxelles est mal servie dans le fédéralisme. Que Bruxelles est traitée de manière « utilitariste » par les autres sans penser à ses habitants. L’essence bruxelloise précède son existence, puisque c’est ce sentiment de manque de reconnaissance qui est à l’origine de la création de la Région (c’est au fond aussi le cas des deux autres). Aujourd’hui ce sentiment est toujours très présent. Bruxelles estime ne pas être traitée à l’égal des autres Régions, que Bruxelles est une sous-région.
C’est existentiel, mais c’est aussi actuel.

C’est l’élément le plus marquant de l’accord intervenu au sein du gouvernement vivaldi, la prime de maximum 500 euros net pour les travailleurs d’entreprises qui ont eu de bons résultats durant la crise. Une prime qui doit débloquer la négociation entre patronat et syndicats à propos des salaires. La Belgique choisit une fois de plus la voie du paternalisme salarial, une spécialité maison.