La menace du terrorisme d’extrême droite est à nouveau au sommet de l’actualité. Un projet d’attentat a été déjoué, un suspect est décédé lors d’une fusillade avec la police. A chaque acte de violence de l’extrême droite certains pensent que cela pourrait être défavorable aux partis d’extrême droite comme le Vlaams Belang. Mais si l’on regarde dans le passé on peut remarquer que ce n’est pas le cas. Pire même, c’est l’inverse.

Le gouvernement flamand est en crise ouverte. Pour la première fois depuis qu’elle existe, la déclaration de septembre devant le parlement a dû être reportée. Les trois partenaires N-VA, CD&V et VLD ne parviennent plus à s’entendre. C’est le CD&V qui est à l’origine du blocage. En polarisant autour des allocations familiales et du social, Sammy Madhi choisit aussi une forme de recentrage sur l’ADN du parti (les familles), Mais avec Vooruit recentrage au centre gauche aussi.

Il y a des moments où ce qui se passe à Bruxelles trouve un écho dans un mouvement lancé à l’autre bout du monde. Le retour forcé d’une jeune Iranienne qui pensait trouver refuge à Bruxelles est une illustration de ce télescopage. Aïcha a été expulsée parce que la rigueur administrative est souriceaux soubresauts du monde

Pour 2024 l’unitarisme qui revient en force au sud n’aura pas d’équivalent au nord. Ce qui risque d’arriver c’est qu’après un blocage inextricable, les francophones doivent négocier une autonomie accrue sans y être préparé et sans y préparer la population.
Sans base sociale le régionalisme ne sera pas légitime, et sans préparation il risque d’être inefficace. Bref, il risque d’échouer.

La Belgique tente enfin une réponse commune face à l’extension du crime organisé lié à la drogue. Le Premier ministre Alexander De Croo et quatorze bourgmestres de communes urbaines se sont réunis hier pour la première fois. ​La lutte contre la criminalité liée à la drogue ne répond pas seulement à des préoccupations sanitaires et sécuritaires, mais aussi démocratiques.

Le Conseil supérieur de l’emploi publie un rapport dans lequel il prévient que mettre tous les chômeurs au travail ne permettra pas d’atteindre un taux d’emploi suffisant. L’injonction à augmenter toujours plus le taux d’emploi consiste à mettre la pression pour augmenter le travail à temps partiel, les emplois au rabais et a pour effet de généraliser non pas la sécurité mais la précarité engendrée par le travail.