Face au spectre d’une « guerre sans fin », le retrait progressif d’Afghanistan et d’Irak est présenté comme l’échec voire l’acte de décès du néoconservatisme. Une telle analyse mérite d’être nuancée et relativisée. Si l’interventionnisme au nom de la démocratie et du « nation building » n’est plus au programme international des Etats-Unis, les représentations qui l’ont légitimé perdurent et continuent d’imprégner les discours et imaginaires collectifs