Hervé Hasquin, historien et académicien, rappelle que « l’Etat ne se prononce pas ‘sur la manière de s’habiller et de pratiquer une religion’ au sein d’une même communauté politique ». Que faut-il entendre exactement par neutralité religieuse ? Pour rappel, l’actuel article 9 de la Convention européenne des Droits de l’Homme stipule sans ambiguïté le droit de manifester sa religion. Penchons-nous sur l’exemple français, tant vanté par les milieux laïcs belges.

Sur un plan théorique, la moins mauvaise, (solution) c’est l’obligation vaccinale. C’est évident, on identifie un intérêt général vital pour la société, on le lie à une obligation. Mais cette conception d’un intérêt général ou supérieur qui favorise la sphère publique, se heurte à la montée en puissance de la sphère privée, celle des droits de l’individu. Plus grand-chose n’est encore supérieur aux droits des individus, en particulier le droit de disposer librement de son corps, et donc le droit de refuser un vaccin.

Le Premier ministre éthiopien, au pays désormais dévasté par la guerre, n’est que le dernier des Prix Nobel de la paix qui, une fois lauréats, ont déclenché des conflits meurtriers. En décembre 2019, il est distingué par l’académie d’Oslo pour avoir mis fin au sanglant conflit avec l’Érythrée. Moins d’un an plus tard, il déclenche contre la province rebelle du Tigré une « guerre à huis clos » qui, marquée initialement par des succès gouvernementaux, tourne aujourd’hui à l’avantage des insurgés, désormais maîtres de symboles du pouvoir central.

Le procès des attaques terroristes doit s’ouvrir mercredi 8 septembre. Ce temps de justice est la réponse des démocraties à la violence terroriste. Neuf mois d’audience prévus devant la cour d’assises spéciale de Paris, une salle construite à l’intérieur du Palais de justice, sur l’île de la Cité, un procès filmé pour l’histoire, des mesures de sécurité exceptionnelles vont fournir le cadre d’un événement judiciaire à la mesure du choc infligé à la nation par cette nuit de barbarie.

Les inondations, les incendies de forêt, les températures records et les zoonoses n’ont échappé à personne. À ce titre, il est impossible d’ignorer la crise climatique et écologique et l’humanité se résigne peut-être à accepter que les graves dégâts que notre environnement naturel endure ne sont pas seulement une simple question de principes. Tout cela équivaut peut-être à un crime international.

Une nouvelle loi texane, entrée en vigueur mercredi 1er septembre aux Etats-Unis, permet à des citoyens de dénoncer, contre une récompense, ceux qui aident les femmes à avorter En cas de condamnation, le citoyen qui a dénoncé, devenu plaignant, percevra au moins 10 000 dollars de « dédommagement » (environ 8 500 euros).

Une lame de fond balaie les systèmes de santé et accroît la mortalité évitable : la commercialisation des soins, la privatisation des services de santé et surtout celle de la gestion des fonds de la sécurité sociale. Après les États-Unis et les pays en développement, la vague est aux portes de l’Europe. Déjà, la Suisse et la Hollande ont rendu obligatoire l’assurance santé contractée auprès d’un assureur privé. Et ailleurs, leur part dans les dépenses de santé ne cesse de croître – sans qu’aucune base scientifique solide n’étaie cette politique. Au contraire, on peut penser qu’après que les assurances aient été privatisées, l’accès aux soins se réduise ; les dépenses de santé flambent ; l’éthique professionnelle se détériore ; et la pratique de la médecine se déprofessionnalise.