L’historien français Alexandre Adler a vu dans l’invasion russe en Ukraine « la tragédie d’un homme qui est en train de se suicider politiquement. Poutine se pense beaucoup plus fort qu’il n’est et il est dans une espèce de rage impuissante qui le conduit au pire excès ». Pour le journal russe d’opposition Novaïa Gazeta, « la décision de “démilitariser” l’Ukraine relève du suicide. La guerre est une folie. La Russie ne peut pas gagner ».

Les dirigeants des démocraties du monde ont montré que face à une menace existentielle, les politiques peuvent s’adapter de manière décisive et rapide. Il est temps pour eux d’utiliser avec courage le superpouvoir que la crise ukrainienne les a aidés à se découvrir pour faire face à l’autre grande crise à laquelle est confrontée l’humanité : le crise climatique

Emmanuel Macron rompt avec ce schéma en se présentant comme étant « en même temps » de droite et de gauche : il ne se conçoit pas comme le porte-parole d’une idéologie ou d’une partie du corps social, mais comme un individu placé au-dessus des appartenances partisanes et qui doit attirer les suffrages par ses qualités personnelles, le volontarisme, la compétence, le pragmatisme… Emmanuel Macron joue résolument du caractère aristocratique de l’élection.