Vladimir Poutine, imprégné d’une histoire et d’une culture militaristes, a placé la force au cœur de sa présidence et de sa vision de la puissance russe. « Poutine n’est pas un tyran qui se réveille, mais un homme qui pratique la guerre. » « Les sources philosophiques du poutinisme, si diverses soient-elles, reposent toutes sur deux piliers : l’idée d’empire et l’apologie de la guerre. »

Viktor Orbán vise un quatrième mandat d’affilée aux élections législatives du 3 avril, et il ne faudrait pas que sa proximité avec le Kremlin se retourne contre lui au dernier moment. Grâce à son tout-puissant empire médiatique, il a donc réussi à tourner la guerre en Ukraine à son avantage, ce qui devrait assurer sa réélectiondimanche prochain, même si la question de sa majorité des deux tiers au parlement reste en suspens.

Comment voter sereinement lorsqu’une guerre majeure se déroule à vos portes ? Comment voter sereinement, surtout, lorsque le parti au pouvoir contrôle les principaux médias et matraque un message clivant qui fait apparaître ses opposants comme partisans de la guerre ? Les élections législatives de dimanche en Hongrie se déroulent à l’ombre de la guerre d’Ukraine, et les sondages donnent le parti du premier ministre favori, malgré sa proximité avec Vladimir Poutine.

A 7.3% en mars 2022, le taux d’inflation allemand enregistre son plus haut niveau depuis 1981 ! La situation étant similaire au sein de la totalité du monde occidental – voire du monde tout court – la légitime question du contrôle des prix est désormais posée avec acuité. Il est impératif de réduire par tous les moyens cette pression exercée sur les ménages, sur les entreprises et sur l’économie en général, dans un contexte où les actions et les remèdes proposés par nos banques centrales sont inopérants car utilisés de manière velléitaires, quand ils ne sont carrément pas devenus dépassés.

Le plus grand conflit européen depuis la Seconde Guerre mondiale est devenu une lutte sans merci. La Russie pulvérise les villes ukrainiennes à coups de missiles et d’artillerie; l’Ukraine écrase les chars et les lignes de ravitaillement russes avec des armes plus petites et des drones. Il y a probablement des dizaines de milliers de morts dans les deux camps. Mais ça ne veut absolument pas dire que les combats sont près de s’arrêter. Bien au contraire, les décombres et les effusions de sang vont sans doute se multiplier au cours des jours et les semaines qui viennent.

les États-Unis reviennent sur le devant de la scène avec la guerre russo-ukrainienne et la menace que cette dernière fait peser sur la sécurité européenne. Que doit-on retenir de l’implication étatsunienne dans ce conflit ? Quelles sont les limites de l’aide américaine, alors que le pays soutient matériellement l’Ukraine depuis 2014 ? Avec quelles conséquences sur la politique de défense de Washington ? Le point avec Michael Stricof, spécialiste de la politique de défense des États-Unis.

Le crime organisé profite de la guerre en Ukraine pour sévir aux frontières. Plus de 10 millions d’Ukrainiens ont été déplacés depuis le début de l’invasion russe, dont 3,5 millions qui ont quitté le pays. Il s’agit principalement de femmes et d’enfants –les hommes devant rester combattre– et constituent des cibles idéales pour les trafiquants d’êtres humains. La BBC s’est rendue à la frontière polonaise pour enquêter sur le sujet.

Faute d’avoir réussi à mettre l’Ukraine à genoux en quelques jours, Vladimir Poutine n’a plus qu’une solution: détruire les villes et massacrer la population civile pour obtenir un cessez-le-feu dans des conditions qui, espère-t-il, pourraient lui être favorables. Non seulement il n’est même pas sûr de gagner ce pari fou, mais il peut être certain que son peuple va payer très cher ces actes de barbarie. Pour Tatiana Kastouéva-Jean, il lui reste «deux facteurs d’incertitude. Le soutien de la société russe et le soutien extérieur, notamment de la Chine et de l’Inde.»