La dégressivité des allocations de chômage n’est pas efficace. C’est ce que montre une étude de l’ONEM, l’organisme qui gère l’assurance chômage. A gauche on considère donc que la mesure décidée par le gouvernement Di Rupo il y a 10 ans était sans doute plus idéologique que pragmatique. Mais à droite on ne s’avoue pas vaincu. Le débat n’est donc pas éteint.

Cette révolte c’est l’étouffement politique : un ras-le-bol politique et économique auquel il faut ajouter la chape de plomb culturelle et morale qui s’est mise en place depuis 1979. Entre autres, toutes les interdictions pour les jeunes : pas de sorties, pas de fréquentation, la ségrégation au travail, le voile pour les femmes. Les explications de Firouzeh Nahavandy, professeure à l’ULB

Qu’on le veuille ou non le plan de mobilité est bien le fruit d’une décision démocratique. Un plan lancé il y a deux législatures, porté par deux gouvernements successifs, implémenté par des conseils communaux et des échevins qui ont bien la légitimité pour le faire. Vouloir physiquement s’y opposer, démonter le travail des agents communaux, affronter les policiers venu maintenir l’ordre c’est jouer la loi de la rue contre le processus démocratique.

Dans les pays du Golfe se joue un drame silencieux, celui d’Africains happés par l’illusion d’un avenir meilleur et qui se retrouvent dans un véritable enfer domestique. “The Continent” a enquêté plus précisément sur les employés kényans piégés dans ce système. Mauvais traitements, absence de soins, blessures et assassinats, la liste des sévices est longue.

À l’école, les boîtes à tartines de certains enfants sont plus ou moins vides. La situation est de plus en plus fréquente, font savoir les associations, qui tirent à nouveau la sonnette d’alarme en cette Semaine de lutte contre la pauvreté infantile. Mais dans notre société, on considère de plus en plus que les personnes qui se trouvent en situation de précarité l’ont bien cherché.

Quatre-vingt-douze migrants ont été retrouvés nus, et pour certains blessés, le vendredi 14 octobre, après avoir été forcés à traverser la rivière Évros depuis la Turquie vers la Grèce. Les autorités grecques ont déclaré dimanche que ces hommes avaient été transportés au-delà de la frontière par trois véhicules de l’armée turque, et qu’ils avaient immédiatement reçu des vêtements, de la nourriture et les premiers soins.

Mais avec une telle inflation qui s’installe dans la durée, l’odeur de la récession, des sauts d’index et des restrictions budgétaires commencent à pointer le bout de leur nez. Les nécessités pourraient ramener dans le court terme de la Vivaldi ce qui était repoussé dans le moyen et long terme : contrôle du marché de l’énergie, marché du travail, compétitivité, austérité et assainissement budgétaire. Winter is coming. Au sens propre, et malheureusement au sens figuré.