Si une partie de la réponse est d’ordre sanitaire ou scientifique, une autre se situe dans nos représentations sociales. On perçoit peut-être que l’on a affaire à une notion que l’on pouvait penser être d’ordre sanitaire ou scientifique, mais qui finalement semble intimement liée à ses conséquences sociales et économiques et aux mesures prises pour l’endiguer.

Au menu cet été, c’est à toutes les sauces que la solidarité nous a été servie, illustrant combien les choix individuels et collectifs en définissent les contours. Car la solidarité s’exprime envers les membres du groupe, à l’exclusion de ceux et celles qui ne le sont pas. Car une solidarité n’est pas l’autre, ne confondons pas la solidarité interpersonnelle et la solidarité institutionnellement organisée. Parler de solidarité, c’est donc parler de société. Et là, on a un problème.

Le taux de vaccination décevant de la capitale sanctionne son échec face aux inégalités sociales de santé. Depuis plusieurs années déjà, une partie de sa population est sortie du circuit médical. Le terme “fracture médicale” est encore peu utilisé mais c’est pourtant bien à cela que l’on assiste dans les grandes villes, et Bruxelles ne déroge pas à la règle: une population, plutôt paupérisée, qui se coupe du circuit médical et s’isole au risque de mettre sa santé en péril.

La condamnation, jeudi, de l’ancien maire de Riace en Calabre (sud de l’Italie), Domenico Lucano, à plus de 13 ans de prison pour incitation à l’immigration clandestine a provoqué une onde de choc en Italie. L’ancien édile est une figure emblématique de l’accueil et de l’intégration des migrants en Italie. Une politique qui lui avait valu d’être nommé troisième « meilleur maire au monde » en 2010, et parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde dans le classement du magazine Fortune.

Le Parlement danois a adopté le 3 juin un projet de loi prévoyant de renvoyer vers un pays tiers les demandeurs d’asile. Le Parlement danois, en adoptant, jeudi 3 juin, un projet de loi prévoyant de renvoyer vers un pays tiers les demandeurs d’asile, sans même les admettre sur son territoire en cas de réponse favorable, soumet ce principe européen fondamental à une attaque sans précédent .Qu’un Etat de l’Union européenne délègue à des pays du Sud la mise en œuvre du droit d’asile est à la fois dangereux et choquant.