La question climatique fait émerger une nouvelle lutte des classes, estime Bruno Latour. Si les anciens rapports de force sociaux demeurent, les manières de répondre, ou pas, à la crise écologique viennent bouleverser nos représentations politiques. « Le Nouveau régime climatique, c’est cette pression qui s’exerce sur nous face à la certitude que l’on doit revoir toute l’organisation de notre monde matériel. Cela devient la question prioritaire. « Le Nouveau régime climatique, c’est cette pression qui s’exerce sur nous face à la certitude que l’on doit revoir toute l’organisation de notre monde matériel. Cela devient la question prioritaire. »

L’écologie de guerre consiste, dans le contexte d’une agression militaire conduite par un État pétrolier contre l’un de ses voisins à des fins de consolidation impériale, à voir dans le tournant vers la sobriété énergétique « une arme pacifique de résilience et d’autonomie »3. Le constat de départ est simple : la dépendance énergétique de l’Europe à l’égard de la Russie, en particulier en termes d’approvisionnement en pétrole et en gaz, implique un financement indirect de l’entreprise militaire conduite par Vladimir Poutine, et donc une complicité involontaire avec la guerre.

S’il est légitime de sanctionner des personnalités ayant publiquement ou via leurs œuvres manifesté leur soutien à Poutine, pris fait et cause pour sa politique, pénaliser l’ensemble des artistes n’a pas de sens. C’est méconnaître le climat de peur dans lequel vit le milieu artistique en Russie, où des artistes signent des pétitions contre la guerre et craignent pour leur sécurité et celle de leur famille tout en continuant à jouer ou à travailler.

Face à cette situation dramatique, la réponse occidentale est à ce jour totalement insuffisante. En particulier, les pays européens ont les moyens de mettre fin immédiatement aux livraisons russes de gaz et de pétrole. Ces hydrocarbures n’auraient jamais dû être brûlés et financent aujourd’hui la destruction de l’Ukraine. Il est temps de les laisser dans le sol. Si l’on n’agit pas immédiatement et radicalement, on risque fort de le regretter amèrement.

l est peu probable que Poutine ait Ivraiment peur de ces Occidentaux qu’il méprise. Il a néanmoins peur. Mais de quoi a-t-il peur ? Il a surtout peur de son propre peuple. C’est un dictateur violent et corrompu, dont le pouvoir dépend surtout de la force brute qu’il emploie pour régner sur son pays et pour neutraliser toute velléité de révolte. C’est cette révolte qu’il redoute.

La guerre menée par la Russie en Ukraine n’échappe pas complètement à la possibilité d’un examen judiciaire international (…). Cela ne ressuscitera pas les trop nombreux morts déjà causés par cette guerre et cela n’apaisera pas la douleur de leurs proches mais cela contribuera certainement à la vérité historique. Les explications de Eric David, Professeur émérite de droit international public, Président du Centre de droit international de l’ULB

Emmanuel Macron rompt avec ce schéma en se présentant comme étant « en même temps » de droite et de gauche : il ne se conçoit pas comme le porte-parole d’une idéologie ou d’une partie du corps social, mais comme un individu placé au-dessus des appartenances partisanes et qui doit attirer les suffrages par ses qualités personnelles, le volontarisme, la compétence, le pragmatisme… Emmanuel Macron joue résolument du caractère aristocratique de l’élection.

Tous les humains ont des biais cognitifs, c’est inévitable. Et les data scientists sont des humains, donc ils sont fatalement sujets aux biais, comme tout le monde. Pour établir des connaissances, les data scientists analysent des données. Et ces données, si elles sont mal choisies, donnent de mauvais résultats. Ainsi, un biais cognitif se transforme en biais de donnée qui se transforme ensuite en biais algorithmique. Les explications de Stephanie Lehuger