Les présidents Joe Biden et Vladimir Poutine évoquent la possibilité d’une solution diplomatique, qui donnerait à Poutine un moyen de sortir de la crise qu’il a créée tout en sauvant la face. La question est de savoir s’ils peuvent et s’ils veulent concevoir un accord mutuellement acceptable, compte tenu de la densité de l’enchevêtrement des intérêts conflictuels derrière ce conflit. Il y a bien un moyen de le désamorcer d’un coup: Biden pourrait s’inspirer de John F. Kennedy et proposer un accord secret à Poutine.

Depuis des mois, la concurrence qui oppose entre elles les candidatures françaises issues de la gauche et de l’écologie politique est une source inépuisable de sarcasmes. Leur défaite aux élections présidentielles serait assurée par leur incapacité à s’unir. Les principaux candidats obnubilés par leur ego n’envisageraient l’unité que sous la forme d’un ralliement. SI elle avait réussi à surmonter ses divisions, la gauche aurait pu envisager d’accéder au second tour. Enfin, c’est ce qu’on entend.

Dans La Guerre de l’attention (L’Échappée, janvier 2022), Yves Marry et Florent Souillot décrivent l’émergence d’un « capitalisme attentionnel ». À la manœuvre, les GAFAM qui cherchent coûte que coûte à s’approprier notre temps de cerveau disponible. « Une guerre quotidienne, sans uniforme ni territoire, que se livrent les plus grandes entreprises pour capter notre temps de cerveau, ce nouvel « or gris ».Le pire étant que nous sommes complices dans cette affaire…

Inspirés par le mouvement des camionneurs à Ottawa, des « convois de la liberté » cheminent vers Paris et voudraient « bloquer la capitale » pour lutter contre les restrictions sanitaires. Dans toute l’Europe, de tels mouvements se propagent depuis l’année dernière. Selon Paweł Zerka, pour désamorcer l’argument de l’extrême droite selon lequel elle serait la seule à pouvoir défendre la liberté, il faut être capable de montrer que sa définition de la liberté est fragmentaire – et en proposer une autre.

Vladimir Poutine et Olaf Scholz ont du apprendre quelque chose pendant leurs déplacements à Moscou et Washington : les puissants du monde se fichent pas mal de ce que les Européens peuvent bien penser ou vouloir. Et Olaf Scholz a du se rendre compte que la décision concernant l’ouverture du gazoduc « Nord Stream 2 » ne se prend pas à Berlin, mais à Washington. Et du coup, les présumés leaders européens se trouvent réduits à leur taille réelle.

Si Paul Magnette est sincère, et souhaite par cette provocation que le PS se positionne comme le protecteur des citoyens contre les excès du capitalisme numérique, il faut que sa déclaration soit suivie de décisions concrètes en ce sens. Sur la flexibilité du travail, le statut de l’économie de plateforme, sur l’extension de l’aéroport de Liège, la protection de la vie privée. Si ça n’arrive pas, alors même l’hypothèse de la sincérité s’effondrera.

Les nouveaux populistes refusent désormais les résultats des urnes. Comme le formule le dramaturge Tom Stoppard dans une maxime lumineuse : « la démocratie est un système où les partis perdent les élections ». À cette aune, le recul est patent. Ainsi de Donald Trump qui parle de « vol » et de « mensonge » à propos de sa présidentielle perdue.

Ils sont millionnaires et veulent réduire l’écart de richesse qui persiste et s’accentue dans le monde. Dans une lettre ouverte, 102 personnes très fortunées écrivent que le système fiscal actuel est injuste et conduit à une érosion de la confiance. Ils appellent les différents gouvernements du monde à réagir et à augmenter leurs impôts.