En attaquant la réalité, ces stratégies contribuent à la changer. Les plus de 30.000 affirmations fallacieuses attribuées à Donald Trump lors de ses quatre années de présidence ont préparé une majorité de ses partisans à croire à la « giga-fraude électorale » qui l’aurait privé d’un second mandat. Une croyance qui hante désormais la démocratie américaine et qui corrode le principe du consentement informé sur lequel elle est théoriquement fondée.

L’enjeu ici c’est de savoir si on sacralise l’enfant comme un individu, ou si on le considère comme faisant partie d’une communauté. Vaste débat entre liberté individuelle et liberté collective qui nous poursuit depuis près de deux ans. Pour les philosophes c’est un débat passionnant, pour les politiques c’est un débat à haut risque.

Professeure de science politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Frédérique Matonti publie Comment sommes-nous devenus réacs ? (Fayard, novembre 2021), essai dans lequel elle montre comment le débat public est passé d’une dominante « rouge » à « brune » en moins de quarante ans, avec nombre de voix de gauche reprenant les thèmes naguère réservés à la seule extrême-droite. Entretien.

Il importe de clarifier qu’il ne s’agit pas d’un changement de nom ou d’un rebranding autant que d’une déclaration d’intention idéologique. Imaginez, à l’aube de l’expansion de la Compagnie britannique des Indes orientales dans le sous-continent indien en 1757, que quelqu’un ait renommé l’entreprise «l’Empire britannique». Voilà qui aurait été osé. Eh bien ça, ça l’est aussi.

L’événement a trahi l’embarras américain, à la fois sur la liste, critiquée, des invités, mais aussi dans l’aveu même du président Biden selon qui les Etats-Unis n’étaient pas toujours à la hauteur des idéaux démocratiques. L’ampleur de cette panne américaine entrave Joe Biden dans sa quête d’une réponse au malheur démocratique éprouvé dans son pays comme dans de nombreux autres. Il n’y a aucune raison de s’en réjouir.

Les spécialistes de la stratégie géopolitique considèrent le monde comme un jeu à somme nulle. Les États-nations se font concurrence pour gagner en puissance – capacité à influer sur les autres et à poursuivre ouvertement leurs propres intérêts – qui est une notion nécessairement relative. Si un pays gagne en puissance, son adversaire en perd de son côté. Un tel monde est inévitablement conflictuel, les grandes puissances (États-Unis) ou les puissances montantes (Chine) se disputant une domination régionale et mondiale.

Au-delà des réactions viscérales que la campagne du Conseil de l’Europe contre les discriminations de l’organisme européen a suscitées en France, celui-ci pose un véritable problème de fond, à savoir si une femme adulte est libre de porter le voile et si ce choix constitue une atteinte à la laïcité ou, au contraire, enrichit la diversité culturelle de nos sociétés.

Sur le plan du capital social, il faut prioritairement toucher ceux dont la parole et les décisions disposent d’une force d’entraînement. S’il est bien sûr louable qu’un salarié de la finance se reconvertisse dans l’élevage de chèvres, sa force d’entraînement demeure dérisoire par rapport à la décision d’un richissime investisseur d’arrêter ses placements dans les énergies fossiles.