L’industrie du plastique aux États-Unis est en passe de libérer plus d’émissions de gaz à effet de serre que les centrales à charbon. D’ici à 2030, ce stade sera atteint, avance un rapport produit par le Bennington College dans le cadre de son projet Beyond Plastics. Selon les résultats de l’étude, l’industrie américaine de plastique émet au moins 232 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an, ce qui équivaut à 116 centrales à charbon de taille moyenne.

De cette enquête, découle une immense liste de noms dont 336 dirigeants et responsables politiques, tous dissimulant leur fortune ou des biens derrière des sociétés écran. Pour Maxime Vaudano, journaliste au Monde ayant travaillé sur les dossiers, cette enquête ne révèle rien de nouveau sur ces activités si ce n’est l’ampleur d’un phénomène généralisé

L’heure a sonné le temps de la mise à l’épreuve des structures institutionnelles de l’UE. Bloquée par le véto, en passe de renoncer à la suprématie du droit communautaire sur le droit national, dépourvue d’une véritable monnaie et privée d’une défense autonome, l’UE s’engage aujourd’hui dans la guerre du désendettement interne. L’Europe-marché se meurt. L’Europe de l’Esprit doit prendre le relais.

Ce qui a fait peur à Dehaene ce n’est peut-être pas tellement la révolution, c’est le pouvoir des parents. Sur ce point il avait raison, jamais aussi peu d’hommes et de femmes n’ont eu aussi grand pouvoir en Belgique, un pouvoir d’influence, de mobilisation. Mais ce pouvoir ils le doivent largement à leur choix de ne pas être révolutionnaire. Ils ont choisi de ne pas se couper totalement des institutions démocratiques.

Le 19 octobre 2015, 17 grévistes et manifestants avaient été arrêtés à hauteur du Pont de Cheratte (alors en travaux), puis condamnés pour « entrave méchante à la circulation »
La cour d’appel de Liège a confirmé hier leur condamnation. Comme l’avait souligné Bertrand Henne, c’est peut-être un tournant dans l’exercice du droit de grève en Belgique.

Après avoir refermé Le système Amazon, une histoire de notre futur (Seuil, éditions du sous-sol, 2021), la longue enquête d’Alec MacGillis, journaliste au New Yorker et pour la fondation Pro Publica, on se dit que l’entreprise incarne plus que toute autre l’adage selon lequel le pire n’est jamais certain. Depuis la crise sanitaire, elle continue d’exacerber les inégalités entre, d’une part, les territoires reculés et pauvres où poussent ses entrepôts, et de l’autre les villes prospères qui accueillent ses cols blancs.

La crise énergétique pourrait mettre en péril le soutien politique aux mesures de protection du climat, qui seront au cœur de la COP26, à Glasgow en novembre. Les gouvernements peuvent néanmoins faire quelque chose pour éviter que les perturbations du marché de l’énergie n’entraînent une hausse astronomique des factures d’électricité et des ruptures d’approvisionnement à l’échelle mondiale.

Le phénomène Squid Game déboule sur la planète entière. Il y a un contenu très fortement politique dans cette série. C’est sans doute un des facteurs de son succès. Le malaise s’explique par le sujet de Squid Game. Ce qui est questionné c’est la démocratie. Les joueurs sont d’abord recrutés en fonction de leur profil de surendetté. Ils participent librement pour gagner de l’argent, ils signent un contrat. A ce moment ils ignorent tout de la cruauté du jeu ce qui veut dire que leur consentement n’est pas éclairé.

En 2016, la brillante historienne Margaret Macmillan affirmait que l’Europe résisterait au populisme. « Le respect de la règle de droit surmontera toute chance d’un retour à l’époque de Weimar. » À l’époque, j’avais souligné qu’il existait déjà « de multiples signes qui indiquent précisément le contraire » (La dislocation montante du droit européen. Cinq ans après, chacun peut mieux apprécier où résidait l’analyse correcte.