La dégressivité des allocations de chômage n’est pas efficace. C’est ce que montre une étude de l’ONEM, l’organisme qui gère l’assurance chômage. A gauche on considère donc que la mesure décidée par le gouvernement Di Rupo il y a 10 ans était sans doute plus idéologique que pragmatique. Mais à droite on ne s’avoue pas vaincu. Le débat n’est donc pas éteint.

Qu’on le veuille ou non le plan de mobilité est bien le fruit d’une décision démocratique. Un plan lancé il y a deux législatures, porté par deux gouvernements successifs, implémenté par des conseils communaux et des échevins qui ont bien la légitimité pour le faire. Vouloir physiquement s’y opposer, démonter le travail des agents communaux, affronter les policiers venu maintenir l’ordre c’est jouer la loi de la rue contre le processus démocratique.

Benjamin Brice propose de repenser les enjeux d’emploi en sortant de l’évidence selon laquelle « la population doit accepter plus d’efforts de compétitivité, afin de stimuler la production et les exportations ».  En réalité, le problème est pris dans le mauvais sens, Pour vivre à la hauteur de nos moyens, la priorité est d’agir sur la consommation. C’est ainsi qu’il deviendra possible d’améliorer la résilience du pays, de relocaliser des activités industrielles, de réduire les inégalités et de retrouver des marges de manœuvre budgétaires. » Les explications de Benjamin Brice.

Cela montre sans doute qu’il ne fallait pas aider toutes les entreprises par des réductions de charges généralisées. Car la situation est contrastée. C’est dans l’industrie que se concentrent ces augmentations de marges. Or au sein du secteur industriel figurent les entreprises de l’énergie qui tirent ces marges vers le haut. Mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

Greta Thunberg n’est pas « pour le nucléaire » puisqu’elle considère simplement que c’est un moindre mal par rapport au charbon, et soutient les énergies renouvelables. Par ailleurs, les propos de la militante ne sont pas nouveaux. « Greta Thunberg a d’ailleurs répondu au détournement de ses propos dans un tweet le 19 octobre : « C’est important de se méfier de ceux qui n’écoutent les vérités qui dérangent, que lorsque ça correspond à leur vision. Pour s’attaquer à cette crise, ne retenir que certains aspects, présenter des propos hors de leur contexte en ignorant le reste ne nous mènera nulle part »

« Le fait que les présidents de partis se voient sur des plateaux de télévision pour s’engueuler, c’est un problème. » La petite phrase est signée Alexander De Croo, Premier ministre du gouvernement fédéral. Elle est directement adressée aux présidents de partis francophones. Alors que le pugilat atteint des niveaux rarement atteints côté francophone, la petite phrase du premier sonnait donc comme un appel.