Chaque jour, Calais est le théâtre d’un drame humain à ciel ouvert. Plus de 1.500 exilés sont dispersés dans des camps informels à la lisère de la ville. Ils vivent dans une extrême précarité en attendant de rejoindre l’Angleterre. Une dernière traversée périlleuse, après des années à arpenter les routes pour fuir les atrocités et la misère. Une dernière traversée où leur rêve d’une vie meilleure se heurte à un quotidien insurmontable, rythmé par des expulsions devenues journalières, qui enfoncent toujours plus ces hommes, femmes et enfants dans une vulnérabilité indicible.

Les quatre années du mandat de Donald Trump ont vu le renouvellement de nombreux élus républicains au Congrès. Souvent soutenus par l’ex-président dès les primaires du parti, ils ont été choisis pour leur dévotion envers lui et pour leur soutien aux différents éléments de son programme : si le conservatisme moral et le moins-disant fiscal et environnemental sont des principes anciens du Parti républicain repris par Trump, le nationalisme identitaire (anti-immigration) et économique (protectionniste), la défense des « Blancs non diplômés » présentés comme une minorité opprimée sont des préceptes plus récents apportés par l’ex-président populiste.

le journaliste indépendant Christophe Le Boucher brosse le portrait d’une Amérique à la démocratie plus que vacillante… Selon lui, les aspirations profondes des citoyens américains, bien qu’empreintes de justice sociale et écologique, demeurent prisonnières de l’emprise des médias conservateurs et d’un système favorisant outrancièrement les Républicains. Pourquoi ? Entretien.

C’est peu dire que les frères Koch, à la tête de la première société pétrolière américaine, ont la rancune tenace. Leur libertarianisme forcené pourrait bien compliquer la présidence Biden. « Le libertarianisme chrétien est le syncrétisme du fondamentalisme évangélique biberonné à la logique économique des pétro-dollars des producteurs indépendants. »

Ce qui a fait peur à Dehaene ce n’est peut-être pas tellement la révolution, c’est le pouvoir des parents. Sur ce point il avait raison, jamais aussi peu d’hommes et de femmes n’ont eu aussi grand pouvoir en Belgique, un pouvoir d’influence, de mobilisation. Mais ce pouvoir ils le doivent largement à leur choix de ne pas être révolutionnaire. Ils ont choisi de ne pas se couper totalement des institutions démocratiques.