Charlatan depuis toujours, bidonneur éternel, propagateur de fake news au kilomètre,Trump a inventé un nouveau style de règne : la trumperie. Jonathan Lemire, « White House bureau chief » du site Politico (peu favorable aux Démocrates), a suivi le président depuis ses débuts en politique. Dans « The Big Lie », son premier livre (en librairie depuis le 26 juillet), il raconte, un peu ébahi, les contes et les colères dont il a été témoin, qui l’ont laissé pantois.

Le débat sur le droit à l’avortement illustre bien la complexité de la situation d’un pays partagé entre un courant conservateur minoritaire mais de plus en plus agressif et un libéralisme politique majoritaire mais profondément divisé. Au
cours des vingt dernières années et en dépit de campagnes électorales clivantes sur ce sujet de société, l’opinion publique américaine a peu varié et se résume à un soutien réservé au droit à l’avortement qualifié de pro choice contre les adversaires de ce droit, les pro life.

Dix-sept mois après l’insurrection du 6 janvier, neuf membres de la Chambre des représentants ont révélé, jeudi, leurs premières conclusions. Elles évoquent le rôle prépondérant joué par l’ancien président américain. L’assaut du Capitole a été « le point d’orgue d’une tentative de coup d’Etat », a affirmé Bennie Thompson, chef de l’enquête parlementaire sur l’assaut du Capitole, en présentant, jeudi 9 juin, ses premières conclusions sur le rôle de Donald Trump dans l’attaque du 6 janvier 2021. La démocratie américaine, qui a tremblé durant l’attaque du Congrès par des partisans de Donald Trump, est toujours « en danger », a alerté l’élu démocrate du Mississippi.

L’atmosphère de fin de règne liée au grand âge d’Elizabeth II risque de renforcer le relatif isolement du pays avec ses anciennes colonies, dont certaines ont déjà coupé ce lien. Selon ses promoteurs comme Boris Johnson, le divorce avec l’Europe devait permettre de renouer avec la grandeur impériale . Mais la remise en cause de la mondialisation de l’économie met en lumière le paradoxe d’une politique britannique entretenant la tension avec son plus proche et principal partenaire, l’UE.

Les sondages ne laissent aucun doute sur la question : les Américains sont très largement favorables à un contrôle renforcé des armes. Pourquoi cela ne se traduit-il pas dans la loi ? A cause du « filibuster », une manœuvre qui permet à une minorité de 40 sénateurs sur 100 de tout bloquer. Fusillade après fusillade, les Etats-Unis se retrouvent pris au piège de ces dix vérités, dérangeantes, mais qui constituent le fond du problème d’un pays surarmé.

C’est un cauchemar récurrent. Oxford, Michigan, 30 novembre 2021 : 4 élèves tués, 6 blessés. Santa Fe, Texas, 18 mai 2018 : 10 morts, 10 blessés. Parkland, Floride, 14 février 2018 : 17 morts, dont une majorité d’adolescents. Une liste presque sans fin de fusillades en milieu scolaire, et qui vient encore de s’allonger. Mardi, Salvador Ramos, 18 ans, a fauché sous ses balles 21 personnes, dont 19 enfants, dans une école primaire d’Uvalde, au Texas.. Le président américain Joe Biden a appelé à « affronter le lobby des armes »

Aujourd’hui, on peut se demander avec raison, si ce sont les mémoires héritées de la IIe Guerre Mondiale, qui poussent les pays nordiques à sortir de leur neutralité historique, et qui les forcent à choisir un camp. Le dimanche 15 mai, la Finlande et la Suède, ont déclaré vouloir envoyer une demande d’adhésion à l’OTAN et cherchent déjà des soutiens pour les protéger militairement, durant la période d’adhésion.

On commence à percevoir les résultats du Brexit, le protocole étant entré en vigueur en 2019. Ils sont assez clairs : le Royaume-Uni a loupé le redémarrage du commerce mondial post-Covid. Et cet effet, sans surprise, se concentre essentiellement sur ses relations avec l’Union européenne. En deux mots, les importations depuis l’Europe en particulier ont chuté d’un quart.