Vladimir Poutine, imprégné d’une histoire et d’une culture militaristes, a placé la force au cœur de sa présidence et de sa vision de la puissance russe. « Poutine n’est pas un tyran qui se réveille, mais un homme qui pratique la guerre. » « Les sources philosophiques du poutinisme, si diverses soient-elles, reposent toutes sur deux piliers : l’idée d’empire et l’apologie de la guerre. »

les États-Unis reviennent sur le devant de la scène avec la guerre russo-ukrainienne et la menace que cette dernière fait peser sur la sécurité européenne. Que doit-on retenir de l’implication étatsunienne dans ce conflit ? Quelles sont les limites de l’aide américaine, alors que le pays soutient matériellement l’Ukraine depuis 2014 ? Avec quelles conséquences sur la politique de défense de Washington ? Le point avec Michael Stricof, spécialiste de la politique de défense des États-Unis.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie – une violation flagrante du droit international à l’origine d’un désastre humanitaire – enfonce le dernier clou du cercueil de l’ordre international « libéral » issu de l’effondrement de l’Union soviétique en 1989. Cet ordre était déjà sur le point de trépasser après avoir été mortellement atteint par le conflit géopolitique sino-américain et la réaction contre l’hypermondialisation. Le conflit en Ukraine met fin à tout espoir de le ressusciter.

Bien entendu, sans la guerre en Ukraine, la stratégie énergétique du gouvernement belge aurait été différente. Mais les écologistes tentent désormais de faire croire que la fermeture totale du nucléaire n’était pas seule option sur laquelle ils ont effectivement travaillé et le MR singulièrement omet de préciser que leur dernier programme prévoyait bel et bien la construction de neuf nouvelles centrales au gaz ! En politique, plutôt que d’admettre que l’on change d’avis, on préfère généralement tordre la réalité.

Les proches de Vladimir Poutine sont dans le collimateur du gouvernement britannique. Les fameux oligarques, qui ont investi des fortunes dans le pays et particulièrement à Londres, peuvent faire l’objet de sanctions, comme le gel de leur patrimoine au Royaume-Uni voire la saisie de certains biens. Mais de nombreuses voix s’élèvent outre-Manche pour dénoncer la lenteur et l’inefficacité de ces mesures. Gina Miller est l’une d’entre elles. Experte en finance et figure de proue des anti-Brexit issus de la société civile, elle dénonce un capitalisme vicié et des élites complices.