Ce qui a fait peur à Dehaene ce n’est peut-être pas tellement la révolution, c’est le pouvoir des parents. Sur ce point il avait raison, jamais aussi peu d’hommes et de femmes n’ont eu aussi grand pouvoir en Belgique, un pouvoir d’influence, de mobilisation. Mais ce pouvoir ils le doivent largement à leur choix de ne pas être révolutionnaire. Ils ont choisi de ne pas se couper totalement des institutions démocratiques.

L’Allemagne a voté et sa chancelière Angela Merkel, qui semblait ne devoir jamais céder sa place, se retire finalement après 16 ans au pouvoir. En fait, c’est la seule certitude que ces élections amènent. Tout le reste demeure ambigu. Contrairement à leurs voisins outre-Rhin, les Allemands ne sont pas des révolutionnaires. Les dernières élections fédérales l’ont prouvé une nouvelle fois. Les partis d’extrême-gauche et d’extrême-droite ont été encore affaiblis.

 » La social-démocratie ne s’est jamais remise de sa conversion au libéralisme. Elle est à présent soit très affaiblie ou en voie de disparition soit, après avoir renoncé à sa doctrine, elle se maintient comme une formation politique devenue étrangère à elle-même. À moins de se réinventer, elle se fond dans les autres formations et disparaît en tant qu’alternative politique »

Que Donald Trump conteste les élections, ce n’est pas un scoop, mais ces derniers jours ont permis d’en savoir plus sur ses multiples tentatives de rester au pouvoir, loin des caméras. Le livre «Péril», sorti hier et écrit par les journalistes Bob Woodward et Robert Costa, révèle par exemple un mémo destiné à convaincre le vice-président Mike Pence de retirer à Joe Biden un nombre suffisant de grands électeurs pour que le républicain l’emporte.

Seize années au pouvoir, quatre mandats, autant de présidents français côtoyés, des dizaines de sommets de l’Union européenne (UE) menés et des centaines de mesures politiques adoptées… Si Angela Merkel s’est distinguée par sa longévité depuis son élection en 2005, elle laisse surtout derrière elle des choix politiques qui ont profondément marqué l’Allemagne et l’Europe.

Si la contraception est une affaire de femmes depuis les années 1960, c’est dans les années 1990 que les instances internationales ont commencé à s’intéresser au partage de la charge contraceptive. Après la conférence internationale des Nations Unies sur la population et le développement (Le Caire, 1994) et la 4e conférence mondiale des femmes (Beijing, 1995), une idée émerge, celle de partager la responsabilité du contrôle des naissances avec les hommes. En affirmant l’égalité des sexes dans toutes les sphères de la vie – sociale, familiale, sexuelle et reproductive –, on propose aux hommes de devenir personnellement et socialement responsables de leurs comportements sexuels et de leur fertilité.