Le futur du Brésil et de l’Amazonie se jouera en partie dans la fin du sentiment d’impunité, qui a marqué le mandat de Bolsonaro et n’a pas disparu, loin s’en faut. Un certain nombre d’actions menées par les partisans de l’ancien président en témoignent. La plus visible est l’attaque contre les institutions menée lors du putsch raté de la semaine dernière. Mais en arrière-plan, de façon plus discrète, une culture politique de refus de l’ordre démocratique reste très active. L’Amazonie est un de ses terrains, au point qu’on peut y voir une citadelle assiégée par les ultras bolsonaristes.

Water Zinzen est un ancien journaliste de la chaîne publique VRT. « Certes, l’histoire ne se répète jamais de la même façon. On n’entend pas, de nos jours, le bruit des bottes des SS et des SA résonner dans les rues. C’est d’ailleurs presque devenu un cliché : les fascistes actuels s’affichent en costume-cravate. Mais les similarités que relève Verhofstadt n’en sont pas moins stupéfiantes. Et les erreurs qui ont conduit Hitler au pouvoir sont bel et bien répétées.
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Alexandre de Moraes, juge de la cour suprême, a annoncé vendredi qu’il acceptait d’inclure l’ex-président brésilien dans l’une des enquêtes sur l’assaut du parlement dimanche dernier, comme le lui avait demandé plus tôt dans la journée le parquet général. Plusieurs procureurs se demandent si M. Bolsonaro a incité à “l’exécution publique d’un crime”.

The Telegraph avait révélé que le président du musée était en train de conclure un accord avec Athènes pour le retour en Grèce de ces trésors dans le cadre d’un prêt à long terme, un « échange culturel » qui permettrait de contourner une loi britannique de 1963 qui interdit au musée de céder ou de vendre des objets de sa collection.

La commission chargée d’enquêter sur l’assaut du Capitole, survenu en janvier 2021, a recommandé à la justice de poursuivre l’ex-président. Le Parti républicain se trouve incapable de s’opposer au nom des principes à Donald Trump qui n’a cessé de les entraîner par le fond depuis qu’il est devenu leur mentor. Les menaces les plus graves pour la démocratie américaine viennent aujourd’hui d’une extrême droite suprémaciste dont Donald Trump a banalisé les ressorts rhétoriques.

La sombre affaire de corruption révélée ces jours-ci au cœur du Parlement européen appelle un sursaut. Des outils existent — mais la prise au sérieux du risque par les plus hautes instances de l’Union est encore trop faible. Trop longtemps aveuglés par une confiance jamais questionnée dans l’auto-régulation et la transparence, l’Union et les États membres doivent réagir : il est temps de penser une stratégie autonome de défense des institutions.

Le Congo s’enfonce dans une crise profonde. Des massacres sont à nouveau perpétrés mais n’émeuvent plus grand monde. Le docteur Mukwege alerte.  » Le Congo vit dans une situation de chaos organisé, sa population réduite dans une forme d’esclavage moderne, dans le but de piller ses terres rares et ses minerais stratégiques. Tout cela pour répondre aux besoins des nouvelles technologies et de la transition énergétique. « 

Les talibans multiplient depuis août 2021 les oukazes pour effacer les femmes de l’espace public. En parallèle, la crise économique qui frappe le pays fragilise encore plus la situation des Afghanes. Mais avant même le retour au pouvoir des talibans, les restrictions de leurs libertés étaient déjà nombreuses. Ces idées d’effacement des femmes, façonnées dans les madrasas pakistanaises parmi les exilés qui avaient fui l’Afghanistan après l’invasion soviétique de 1979 sont profondément ancrées dans l’ADN du mouvement taliban.

“Les gens, ici dans le quartier, ils veulent vraiment tourner la page. Vouloir cela, ce n’est pas minimiser ce qui s’est passé. Ce qui s’est passé, c’est grave. C’est gravissime. Mais les gens d’ici en ont assez d’être considérés comme des bêtes curieuses.” “La société a dû devenir plus inclusive. Par peur, par nécessité. Ce qui fait que les ­jeunes Molenbeekois d’aujourd’hui savent que tous n’auront pas leur place mais qu’ils peuvent avoir une place. Ils ­peuvent. Un coin de ciel s’est donc dégagé.”

Voici ce que l’oligarque Pougatchev dit de Poutine dans une interview : « C’est un faible dépourvu de volonté qui n’a strictement aucun idéal. Certainement pas un rassembleur des terres russes. […] Poutine aime le confort, la flagornerie éhontée […] C’est un loser en tout. Ce n’est pas quelqu’un qui va se mettre à croire en quelque chose. Il n’est un homme de fer qu’en apparence.