Présenté comme la « rencontre de la dernière chance » par les deux puissances , le rendez-vous Poutine Biden pourrait permettre d’aborder des enjeux diplomatiques dépassant largement les frontières ukrainiennes. Décryptage par Florent Parmentier, secrétaire général du Centre de recherches politiques de Sciences Po Paris (Cevipof).

Le mot est avant tout une construction idéologique qui sert de «disqualification globalisante. On désigne par ce terme le féminisme dont on ne veut pas, c’est une facilité.» «Aujourd’hui, on met dans “néo-féministe” aussi bien l’écriture inclusive que l’intersectionnalité, l’idéologie décoloniale ou même la lutte pour l’élargissement du droit à l’avortement, estime-t-elle. Tout est amalgamé, comme si, lorsqu’on était pour l’écriture inclusive, on était aussi complice du terrorisme islamiste. Ce sont des globalisations détestables.»

La déflagration produite en 2018 par la sortie unilatérale de l’accord des Etats-Unis à l’initiative de Donald Trump ne cesse enfin de produire ses effets. Ce précédent a fait voler en éclats la confiance minimale nécessaire pour parvenir à un nouveau compromis. Les Iraniens ont beau jeu de faire valoir que la parole américaine, désormais, ne vaut guère plus qu’un mandat présidentiel.

On peut résumer l’état d’esprit de ceux qui se sont un jour sentis proches de la social-démocratie (le terme désignant ici l’ensemble des partis socialistes européens) comme une appétence pour une gauche qui concilie les impératifs sociaux et environnementaux et qui serait suffisamment radicale pour créer les conditions d’un rapport de forces avec le capitalisme, sans pour autant reprendre les codes et la sémantique de la gauche radicale. On trouve cet impératif de radicalité chez Benoît Hamon. Explications de Fabien Escalona

« Le Yémen est la pire et la plus grande catastrophe humanitaire au monde, et cette catastrophe continue de s’aggraver » a rappelé l’ONU. Selon l’estimation publiée par les Nations unies, 150 000 morts sont dues aux combats, et environ 227 000 aux conséquences indirectes du conflit, comme la famine ou les maladies.

А bout de souffle, attaquée par un Parti républicain aux tendances autoritaires ,piègée par des lobbys tout-puissants et rongée par le conspirationnisme, la démocratie américaine est acculée. Tout ceci a pourtant été rendu possible par un systиme politique devenu largement défavorable aux Démocrates, car n’ayant pas tenu compte des évolutions gйographiques et démographiques des dernières décennies.

Jean Marie Guéhenno s’interroge sur le choix dramatique qui risque de s’imposer à l’Occident, tenu d’arbitrer entre les GAFA et la Chine. Dans les deux cas on a vu naître des puissances, entreprises comme Google ou Facebook ou étatiques comme la Chine, qui tentent de dominer le monde grâce au contrôle exclusif des données. Un conflit majeur, très différent de la guerre froide, se profile donc entre des géants tous américains et une Chine, bien plus puissante et redoutable que la défunte URSS.