Brigitte Alepin et Louise Otis, deux spécialistes québécoises de la fiscalité, à l’origine de l’ONG TaxCOOP, plaident pour rapprocher les travaux de l’OCDE sur l’impôt minimum des multinationales et ceux de la COP26 pour le climat. Objectif : inciter les pays en développement à signer l’accord OCDE en leur assurant les moyens de financer leur transition climatique. Pour préserver l’humanité, on se doit de repenser l’ensemble des mesures économiques et sociales selon une perspective écologique. Et toute nouvelle idée, surtout fiscale, se doit d’examiner la possibilité de servir la cause environnementale.

Depuis peu, l’Europe demande à la Belgique de réduire de 47 % ses émissions d’ici 2030 (par comparaison à 2005). Cet objectif climatique s’inscrit dans le Green Deal, cet ambitieux plan visant à faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre au monde d’ici 2050. Les usines, les centrales électriques, les voitures, les maisons et les vaches, ensemble, ne pourront plus produire de volumes d’émissions supérieurs à ce que la nature est capable d’absorber.

Où sont les femmes ? De Washington à Paris en passant par l’Inde, leur sous-représentation dans l’espace public n’est plus à démontrer. Mais Londres est la première ville à en prendre la mesure. Sans grande surprise, une étude publiée le 21 octobre par l’organisation culturelle britannique Art UK révélait que l’immense majorité des quelque 1 100 statues ornant l’espace public de la capitale du Royaume-Uni était dédiée à des hommes.

Les gouvernements du G20 ont l’impératif moral d’adopter les moyens nécessaires à la sécurité climatique, c’est-à-dire à une fin dont ils ont convenu ensemble. Leurs pays totalisent environ 80 % de la production mondiale et des émissions de CO2. Un accord entre ces gouvernements – suivi d’actions concrètes, concernant notamment la corruption dans chacun de leurs pays – peut changer la trajectoire des changements climatiques dans le monde.

Ce dérèglement n’épargne pas non plus les piliers les plus anciens de la démocratie libérale. La multiplication des offensives contre les indispensables contre-pouvoirs, qui sont pourtant les garants de son bon fonctionnement, en Europe comme aux Etats-Unis, en témoigne, sans compter les effets dévastateurs de réseaux sociaux qui y attisent les haines.

Si une partie de la réponse est d’ordre sanitaire ou scientifique, une autre se situe dans nos représentations sociales. On perçoit peut-être que l’on a affaire à une notion que l’on pouvait penser être d’ordre sanitaire ou scientifique, mais qui finalement semble intimement liée à ses conséquences sociales et économiques et aux mesures prises pour l’endiguer.