«Les États-Unis vont vers leur plus grave crise politique et constitutionnelle depuis la guerre ​​de Sécession et on peut raisonnablement imaginer qu’ils pourraient connaître, ces trois ou quatre prochaines années, des troubles tels que violences généralisées, effondrement de l’autorité fédérale et division du pays entre enclaves rouges et bleues qui se font la guerre.»
Telle est l’attaque d’un papier explosif paru le 23 septembre dans le Washington Post et signé Robert Kagan. Jusqu’en 2016, c’était l’un des stratèges en politique étrangère les plus influents au sein du Parti républicain.

Internet s’apprête à passer la troisième. Plusieurs géants de la technologie, veulent bâtir un « métavers », un méta-univers numérique où la frontière entre le réel et le virtuel se brouille, jusqu’à disparaître complètement. Le groupe Facebook, en première ligne, a notamment annoncé lundi 18 octobre, la création de 10 000 emplois dans l’Union européenne pour développer le « métavers ». A quoi ce métavers peut-il ressembler ? Que pourra-t-on y faire de plus que sur l’internet actuel

Après avoir refermé Le système Amazon, une histoire de notre futur (Seuil, éditions du sous-sol, 2021), la longue enquête d’Alec MacGillis, journaliste au New Yorker et pour la fondation Pro Publica, on se dit que l’entreprise incarne plus que toute autre l’adage selon lequel le pire n’est jamais certain. Depuis la crise sanitaire, elle continue d’exacerber les inégalités entre, d’une part, les territoires reculés et pauvres où poussent ses entrepôts, et de l’autre les villes prospères qui accueillent ses cols blancs.

La crise énergétique pourrait mettre en péril le soutien politique aux mesures de protection du climat, qui seront au cœur de la COP26, à Glasgow en novembre. Les gouvernements peuvent néanmoins faire quelque chose pour éviter que les perturbations du marché de l’énergie n’entraînent une hausse astronomique des factures d’électricité et des ruptures d’approvisionnement à l’échelle mondiale.

Le premier élément exploite la décision historique de la Cour suprême autorisant le « contrôle judiciaire », c’est-à-dire donnant au pouvoir judiciaire fédéral le droit de déterminer la constitutionnalité des décisions politiques. Le deuxième élément concerne e contrôle partisan du processus de définition de la forme des districts du Congrès et des circonscriptions législatives des États. Le troisième élément est la suppression des électeurs.

Ces derniers jours, le manque d’essence et de biens de consommation a semé un vent de panique en Angleterre. Des événements qui ne sont pas sans rappeler la période 1978-1979. Récemment, les images de clients de stations-service qui en viennent aux mains devant des pompes à essence prises d’assaut ont fait le tour du monde, invitant à la comparaison de nombreux observateurs avec l’Hiver du mécontentement, dont l’empreinte dans la mémoire collective britannique semble toujours d’actualité.

Des centaines d’employés d’Amazon et de Google ont signé une lettre ouverte appelant à mettre fin au projet Nimbus et dénonçant “une tendance inquiétante à la militarisation” de leurs activités. Avec la technologie que nos entreprises se sont engagées à produire par contrat, la politique de discrimination systématique et de déplacement forcé mise en œuvre par l’armée et le gouvernement israéliens à l’encontre des Palestiniens sera encore plus cruelle et meurtrière”, jugent ces employés.

En moins d’un mois, une série d’événements, la plupart enclenchés par les révélations d’une ex-employée qui a diffusé de nombreux documents internes, a fragilisé le plus grand réseau social du monde. Les documents transmis par Mme Haugen à la SEC pourraient ouvrir un nouveau front des régulateurs américains contre Facebook, alors qu’une procédure pour suspicion d’abus de position dominante concernant le rachat par le groupe d’Instagram et de WhatsApp est déjà en cours.

C’est désormais une tradition de fin d’année aux États-Unis : le rituel de crise auto-infligée par la polarisation politique américaine. Menace de fermeture du gouvernement faute de budget, menace de défaut sur la dette faute de relèvement du plafond, règlement provisoire occupant un temps précieux au Congrès ne faisant que repousser la crise, l’ensemble portant atteinte de manière récurrente à la gouvernabilité et la compétence des États-Unis.