Contrairement aux autres démocraties occidentales, les Etats-Unis n’ont jamais vu disparaître l’opposition à l’avortement après sa légalisation. Le sujet est devenu un « marqueur politique structurant » dans le pays. Explications de l’historien Simon Grivet.

La mort brutale d’une journaliste que tous les Palestiniens connaissaient risque d’enflammer une situation très tendue. Affrontements sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem, évictions de Palestiniens de leurs maisons, assassinats d’Israéliens dans plusieurs villes ces dernières semaines… Tel est le lot quotidien d’une région sans paix, sans perspective de paix.

Avec les arguments rédigés par Alito et les autres juges conservateurs, les vannes seront ouvertes pour interdire la pilule abortive, faire de l’avortement comme un meurtre ou empêcher les femmes de partir dans un autre État pour avorter, ce qui ne serait ni plus, ni moins qu’une atteinte à la liberté de se déplacer. Et au-delà : la remise en cause du fondement juridique constitué par le droit à la vie privée pourrait rapidement criminaliser la contraception, sans parler des mariages mixtes et des mariages entre personne de même sexe 

Disons-le d’emblée : l’accord conclu par les partis de gauche dans le cadre de la « Nouvelle Union populaire » est une excellente nouvelle pour la démocratie française et européenne. Ceux qui y voient le triomphe de la radicalité et de l’extrémisme n’ont visiblement rien compris aux évolutions du capitalisme et aux défis sociaux et environnementaux auxquels nous faisons face depuis plusieurs décennies.

Face à la nouvelle pandémie de coronavirus qui frappe leur pays, les dirigeants chinois n’imaginent pas gérer la crise différemment que depuis deux ans. L’objectif, résumé dans la formule «zéro Covid», reste de faire totalement disparaître ce variant Omicron. Mais le verrouillage que connaît le pays épuise la population comme l’économie: jusqu’à quand et à quel prix la Chine pourra-t-elle le tenir?

L’hyper globalisation nous a tués. Elle nous rend irrémédiablement dépendants les uns des autres, et ce à l’échelon universel. Tant et si bien que des sanctions punitives dirigées contre un pays de taille moyenne affectent désormais les chaînes de production à l’autre bout de la planète pour se retourner in fine contre ceux qui les décrètent.

Le journal russe indépendant « Novaïa Gazeta » a tenu trente-deux jours après le déclenchement du conflit en Ukraine, malgré la censure de l’Etat russe. Mais une partie de la rédaction a dû quitter le pays et a lancé « Novaïa Gazeta. Europe ». »e 24 février 2022, date de l’invasion russe en Ukraine, est l’événement principal de notre génération – une catastrophe sans équivalent. Nous devons construire des médias, des universités et des projets politiques qui rendront impossible la répétition de cette tragédie. »