La dramatisation de la situation sanitaire de l’Inde, l’absence d’empathie avec les Brésiliens et leurs voisins interpelle. Comment comprendre ce double discours de la « Communauté internationale » ? Pourquoi l’Inde a-t-elle bénéficié d’une attention immédiate des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France ? Le Brésil, tout aussi touché et dangereux – il est émetteur de variants transfrontaliers -, n’a mobilisé et ne mobilise positivement aucun gouvernement.

La forêt amazonienne brésilienne, victime du changement climatique et des activités humaines, a rejeté, ces dix dernières années, plus de carbone qu’elle n’en a absorbé, un basculement majeur et inédit, selon une étude publiée jeudi 29 avril par une équipe internationale dans la revue scientifique Nature Climate Change.

Loin du président soporifique que les réseaux sociaux dépeignaient Joe Biden a montré qu’il était certes le plus vieux président américain de l’Histoire mais que cela n’enlevait rien à son audace et à son esprit d’entreprise. Ce que l’on n’avait pas vu venir, pourtant, c’est que, dans l’homme que l’on connaissait comme étant celui du consensus sommeillait un révolutionnaire qui a su renverser la table quand il le fallait. Et lui ne s’est pas contenté d’en parler.

Chacun dans nos replis nationalistes, dans nos pensées locales et souvent étriquées pour résoudre un problème global, nous avons loupé le coche de l’universalité. Alors que la pandémie de Covid-19 met en avant les inégalités sociales, économiques, sanitaires ou ethniques, elle nous force aussi à nous penser comme étant tous et toutes sur le même bateau, comme étant tous et toutes vulnérables