La COP27, entre espoirs et désespoir

Le bilan des conférences mondiales sur le climat oscille inexorablement entre deux bornes, qui semblent indissociables. De l’« accord historique » à la « goutte d’eau », la distance est parfois ténue. La COP27 de Charm El-Cheikh (Egypte) n’échappe pas à ce paradoxe. D’un côté, le désir de faire entendre à l’opinion publique mondiale un message d’espoir, selon lequel la lutte contre le changement climatique progresse avec ses rebondissements et son happy end comme dans les films hollywoodiens. De l’autre, l’agacement, voire la colère, de constater que la prise de conscience n’est pas à la hauteur des enjeux et qu’une majorité d’Etats ne se résout pas à un changement de paradigme, seul à même de modifier une trajectoire qui va rendre la surface terrestre invivable d’ici à la fin du siècle.

« Accord historique » il y a, effectivement, au moins dans le principe, avec la reconnaissance pour la première fois de la nécessité d’aider financièrement les pays les plus vulnérables au changement climatique. Si l’émergence d’une solidarité mondiale crée un sentiment d’optimisme en concrétisant l’idée d’une cause commune qui ne se réglera qu’avec la participation de chacun, les moyens qui lui sont dévolus restent dérisoires.

Il a fallu trente ans pour que le Nord accepte le principe d’aider le Sud, grâce au revirement spectaculaire de l’Union européenne (UE), puis des Etats-Unis. Combien d’années faudra-t-il pour que la Chine, deuxième puissance mondiale et première émettrice de gaz à effet de serre, cesse de se considérer comme un pays émergent et commence à apporter sa contribution à ce principe de solidarité mondiale ?

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