Comment le racisme et l’antisémitisme s’alimentent aujourd’hui

Le racisme et la haine des juifs conjuguent constamment, mais sous des modalités changeantes, continuité et innovation. Les deux sont globaux, mais avec des spécificités nationales tenant à l’histoire, à la structure sociale ou à la culture politique de chaque pays. Jusqu’où faut-il les distinguer et quelle est leur réalité aujourd’hui ?

Une réponse élémentaire distingue deux perspectives, sociologique et historique. La haine des juifs, « la haine la plus longue » comme l’expliquait Robert Wistrich, remonte à l’Antiquité – je n’entre pas ici sur les débats d’historiens à propos d’un éventuel antijudaïsme antique. Unique, elle a été religieuse avant d’être raciale. Mais d’un point de vue sociologique, les mêmes outils permettent d’analyser les deux phénomènes, qui relèvent alors d’une même famille.

Une autre réponse, plus historique donc, passe par l’examen de l’action (raciste, antisémite), de la recherche sur cette action, et des modalités du combat antiraciste. Il arrive qu’un même acteur soit raciste et antisémite. Ou exclusivement l’un ou l’autre. Que la haine des juifs soit un étage supérieur du racisme, par exemple avec les suprémacistes blancs nord-américains. Ou encore que des Juifs fassent preuve de racisme, etc.

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