Pourquoi on ne peut pas prolonger toutes nos centrales nucléaires

Dans la crise énergétique actuelle, de nombreuses voix appellent à la prolongation de TOUTES les centrales nucléaires encore en service aujourd’hui, que ce soit en Allemagne ou en Belgique.

Marie Christine Marghem (MR), qui a déposé une proposition de loi en ce sens, n’a malheureusement pas encore appris le B-A-BA du domaine énergétique, particulièrement du nucléaire, après plus de cinq ans dans cette fonction. Les incantations de plusieurs (présidents de) partis, tant à l’intérieur du gouvernement que dans l’opposition, sont de la même veine.

Il est impossible tant techniquement que réglementairement de prolonger nos cinq plus vieilles centrales avant 2028, au plus tôt. En effet, de nombreux obstacles rendent impossible une exécution plus rapide d’un projet de prolongation : le design ancien des cinq plus vieux réacteurs ; les ressources humaines limitées d’Engie (qui a aussi radicalement changé de modèle énergétique) ; le problème de commande du combustible ; les accords politiques et financiers ; ou encore l’enquête environnementale.

On peut aussi espérer que la crise énergétique actuelles sera terminée d’ici 2028. Grace à une baisse des volumes et des prix des énergies fossiles, à l’augmentation du renouvelable… En outre, il est impossible de prolonger d’un mois ou deux Doel3 et Tihange2 : le combustible est en fin de cycle et une nouvelle recharge n’est pas disponible. Heureusement, notre régulateur nucléaire, l’Agence fédérale de contrôle nucléaire, vient opportunément de le rappeler, en égratignant au passage notre manque de gouvernance depuis 20 ans.

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