Suède, Italie, France… pourquoi la montée de l’extrême droite en Europe n’est pas un hasard

« Partout en Europe, les peuples aspirent à reprendre leur destin en main ! » Le lundi 12 septembre, Marine Le Pen a félicité sur Twitter le score historique réalisé par le parti d’extrême droite Démocrates de Suède (SD, pour Sverigedemokraterna) mené par Jimmy Akesson. Avec plus de 20 % des voix, il devient le deuxième parti du pays devant les conservateurs des « Modérés » dont le chef Ulf Kristersson va devenir Premier ministre ce jeudi.

Le message de la leader du Rassemblement national n’est pas anodin. Il fait aussi implicitement référence aux élections générales italiennes du 25 septembre pour lesquelles le parti post-fasciste Fratelli D’Italia (Frères d’Italie) est favori. Cela signifie que l’ancienne militante du parti mussolinien Mouvement social italien  Giorgia Meloni devrait devenir la prochaine présidente du Conseil – c’est-à-dire cheffe du gouvernement.

Depuis quelques années, le vent de l’extrême droite souffle de plus en plus fort sur l’Europe occidentale. Anti-immigration, anti-LGBT, accent sur la sécurité, anti-UE… Tous les partis qui se revendiquent de ce courant défendent les idées nationalistes et brandissent la théorie du « grand remplacement » comme la plus grande menace des peuples. Ces idées gagnent du terrain : en France, le Rassemblement national est passé de 8 à 89 députés à l’Assemblée après les législatives de juin.

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