Du Commonwealth à l’isolement britannique

Les soixante-dix ans de règne de la reine Elizabeth II ne sont pas célébrés seulement à Londres, Cardiff et Edimbourg. Les Etats membres du Commonwealth sont invités à festoyer à l’occasion du Jubilé de platine d’une reine qui, depuis l’après-guerre, a su personnifier le lien entre le Royaume-Uni et ses anciennes possessions coloniales. De « l’empire sur lequel le soleil ne se couche jamais », il ne subsiste que quelques confettis sous souveraineté britannique comme Gibraltar, les îles Caïmans, Sainte-Hélène ou les Malouines.

Mais, plus de soixante ans après la décolonisation, Elizabeth II demeure non seulement la reine de seize Etats dont le Canada et l’Australie, mais la cheffe du Commonwealth, qui réunit cinquante-quatre pays dont l’Inde, l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Rwanda.

Contrairement à la France, qui s’est parfois embourbée dans ses anciennes colonies et n’a jamais réussi à faire décoller l’Organisation internationale de la francophonie, le Royaume-Uni a su maintenir un lien souple avec ses anciens « dominions » sous la forme d’une « communauté » rassemblant 2,5 milliards d’habitants. Le mot « Commonwealth », longtemps synonyme d’empire, a été habilement conservé pour désigner un ensemble d’Etats indépendants liés à Londres.

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