Plus d’argent pour la défense : d’une naïveté à l’autre

La tension monte au sein de la vivaldi à ce sujet. Fin du mois de juin, le Premier ministre souhaite pouvoir aller à Madrid, lors du sommet de l’Otan annoncer que la Belgique va enfin respecter l’objectif fixé par l’OTAN de dépenser 2% du PIB en matière de défense. Pour vous donner un ordre d’idée on est actuellement à un peu plus de 1% soit 4.2 milliards d’euros par an.

Le gouvernement avant la guerre en Ukraine avait déjà décidé de l’augmenter car nous étions vraiment en train de décrocher par rapport à nos alliés. C’était une rupture avec le passé puisque depuis 1989, le budget de la défense n’avait cessé de baisser. A chaque budget, l’armée se faisait ratiboiser.

La guerre en Ukraine a boosté cette dynamique. Le gouvernement à promis de faire passer ce budget à 1,5% du PIB soit près de 6.8 milliards d’euros d’ici 2030. Atteindre les 2% c’est ajouter près de 2.5 milliards d’euros pour atteindre près de 9 milliards d’euros. Pour faire simple c’est quasiment doubler le budget de la défense à terme.

Les écologistes s’y opposent. Jean Marc Nollet l’a affirmé haut et fort dans une interview. Il explique avoir d’autres priorités, pour le pouvoir d’achat, pour la transition énergétique. En effet, cette augmentation de crédit diminue les moyens mobilisables pour des politiques climatiques. Mais surtout, elle va à l’encontre d’une partie de l’électorat historique des verts issus des mouvements pacifistes des années 80 (au moment de la crise des euromissiles, ces missiles nucléaires que l’Otan installait en Europe pour contrer l’union soviétique).

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