Poutine face au défi du contrôle de l’opinion russe dans la guerre

Il faut saluer le courage des quelques milliers de manifestants qui ont bravé hier les déploiements policiers et une répression certaine, pour défiler à Moscou et Saint Petersbourg, jusqu’à Novosibirsk en Sibérie. Ils exprimaient leur opposition à ce qu’on n’a plus le droit de qualifier de « guerre » en Russie, seulement d’« opération militaire spéciale ». Plus de 4.000 d’entre eux ont été interpelés, s’ajoutant à plus de 10.000 depuis le début de l’invasion.

Ces manifestants ne sont évidemment pas assez nombreux pour stopper l’aventure dans laquelle Vladimir Poutine a embarqué la Russie, au nom d’une vision héritée du XX° siècle, au risque de sacrifier l’avenir du pays au XXI° siècle.`Mais ces manifestants montrent au moins que derrière une façade maintenue intacte par un autoritarisme de plus en plus pesant, les craquements existent.

La question se pose dès lors de savoir si Poutine parviendra à étouffer ces velléités d’opposition à son aventurisme militaire, et à se prémunir d’une résistance interne si le coût humain, économique et politique de cette guerre devient trop élevé ; ce à quoi s’emploient Ukrainiens et Occidentaux, car c’est l’un des clés de l’évolution de ce conflit.

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