La colossale fortune fantôme de Vladimir Poutine

En plus des sanctions contre l’économie russe imposées en réponse à l’invasion de l’Ukraine, les puissances occidentales ont aussi décidé de s’attaquer aux fortunes personnelles de Vladimir Poutine et des oligarques alliés du pouvoir. Seulement, le chef d’État garde volontairement très flous les contours exacts de son capital.

Forbes, le média qui tient à jour la liste des personnalités les plus riches du monde, dispose d’enquêteurs spécialisés dans l’estimation des fortunes personnelles. Selon eux, «comprendre combien pèse Poutine est l’énigme la plus difficile de toutes les chasses aux richesses, plus complexe que celle des héritiers, des autres chefs d’État, et même que certains parrains de la drogue que nous sommes parvenus à débusquer».

Officiellement, Poutine ne possède pas grand-chose: un appartement à Moscou, quelques montres de luxe, trois voitures, et un salaire de 125.000 euros par an.

Pourtant, il est suspecté d’être l’un des hommes les plus riches de la planète, avec une fortune réelle mais fantôme estimée au-delà des 100 milliards de dollars, et par certains observateurs à plus du double.

Comme le raconte Forbes, si l’autocrate lui-même fait profil bas, ses proches semblent miraculeusement s’enrichir et obtenir des positions prestigieuses dans des grandes entreprises russes. Trois ans après son mariage (dissous depuis) avec l’une des filles de Poutine, Kirill Shamalov est devenu milliardaire. Arkady Rotenberg, son ancien partenaire de judo, décroche régulièrement de faramineux contrats publics.

Grâce à de généreuses faveurs, Poutine se sert ainsi de ses alliés comme de portefeuilles. Après être passée par les mains de plusieurs oligarques proches du pouvoir, une immense villa au bord de la Mer noire surnommée «palais de Poutine» appartient désormais officiellement à Rotenberg.

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