Guerre en Ukraine : assumer le coût des sanctions contre la Russie

Brandies depuis plusieurs semaines alors que la menace russe se faisait de plus en plus précise, les fameuses sanctions « massives et sans précédent » promises par les démocraties occidentales sont tombées, vendredi 25 février, en réaction à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Elles sont de deux ordres : d’une part des mesures personnelles à l’égard du président Vladimir Poutine, de son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et de nombreux responsables dont les avoirs à l’étranger sont gelés, et d’autre part une série de sanctions destinées à frapper l’économie russe.

Ce train de mesures restrictives porte sur les secteurs de la finance, des transports, de la technologie, de l’énergie et sur la politique des visas. Dans le secteur financier, elles visent à bloquer l’accès de grandes banques russes aux marchés des capitaux occidentaux. Aucun consensus n’a cependant été atteint à ce stade pour décider de la sanction financière la plus dure et sans conteste la plus efficace contre Moscou : l’éviction de la Russie du système de messagerie Swift, utilisé pour les transactions financières par plus de 11 000 banques et institutions dans 200 pays. Une telle décision pénaliserait considérablement la Russie car, en frappant le système de paiement de ses exportations énergétiques, elle priverait le budget russe de sa principale ressource et compliquerait donc le financement de l’effort de guerre.

Pourquoi n’y a-t-il pas consensus ? Parce qu’une telle stratégie aurait de douloureuses contreparties pour les économies occidentales, tout particulièrement celles de l’Union européenne, première partenaire commerciale de la Russie, dépendante de son gaz et de son pétrole.

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