Rester mobilisés contre la pandémie

La nouvelle vague de Covid-19 qui s’abat sur l’Europe dissipe douloureusement l’optimisme alimenté par les campagnes de vaccination du printemps et de l’été. Elles semblaient condamner la pandémie au reflux, ou du moins la placer sous contrôle, il n’en est plus question. Tourner au plus vite la page de confinements à répétition et de carcans réglementaires attentatoires aux libertés supposerait en effet que chacun prenne ses responsabilités en se vaccinant. On en est encore loin, malgré les avancées enregistrées en un temps record.

La prise de conscience des limites inhérentes à cette parade indispensable pour lutter contre le Covid-19, sans être une arme absolue, est brutale. Ce choc explique sans doute les protestations enregistrées ces derniers jours dans certains pays après le retour de contraintes. C’est le cas de l’Autriche, repassée sous le régime du confinement et qui se divise face à la perspective d’une obligation vaccinale, alors que 65 % de la population dispose d’un schéma de vaccination complet. Aux Pays-Bas (plus de 70 % de personnes totalement vaccinées) ou encore en Belgique (plus de 75 %), la contestation a même été accompagnée de violences.

A l’exception de ce dernier pays, déjà dramatiquement touché au début de la pandémie, la vague en cours met en évidence le contraste entre deux Europe. Entre un Sud débordé en 2020 mais qui parvient, plus d’un an plus tard, à maintenir le Covid-19 à une distance relative, et une Europe du Nord et de l’Est désormais à la peine, alors qu’elle était parvenue à mieux juguler la pandémie lorsqu’elle n’en était qu’à ses débuts. La situation qui prévaut en Allemagne (68 % de la population vaccinée) en témoigne, accentuée par la transition à la tête de l’Etat fédéral, qui rappelle le poids de la décision politique face au virus.

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