Le wokisme, nouvel islamo-gauchisme?

En anglais, « woke » se traduit par « éveillé ». Etre « woke », c’est être conscient des injustices sociales, raciales et de genre. Selon le quotidien français Libération, le mot apparait pour la première fois en 2008 dans le titre Master Teacher de la chanteuse américaine Erykah Badu. « I stay woke » (je reste éveillée), chante-t-elle. Mais en creusant encore un peu, la première utilisation de ce terme pourrait remonter aux années 1950. Ce sont des activistes noirs défendant l’égalité qui s’en emparent pour inviter à être conscient de sa propre place, en tant qu’américain noir dans la société.

Mais c’est bien 2014 qui marque la véritable irruption du terme dans la sphère médiatique et publique. A Ferguson, dans le Missouri, Michael Brown, un jeune homme noir, est tué par un policier. S’en suivent des émeutes et la naissance du hashtag #StayWoke (#ResteEveillé). Le mouvement Black Lives Matter le popularise.

Progressivement, l’emploi du mot « woke » va s’élargir et devenir un fourre-tout où s’agglutinent la lutte contre toutes les discriminations ainsi que le combat pour la protection de l’environnement. Raison pour laquelle certains de ses défenseurs l’ont délaissé. Une occasion en or pour la droite conservatrice américaine, son grand adversaire, de se l’approprier afin de tourner en ridicule les activistes de gauche. Donald Trump s’est fait un malin plaisir à se servir de la culture « woke » pour l’attaquer et la désigner comme un discours moralisateur.

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