Police. Interpol, bientôt dirigée par un Émirati accusé de torture ?

“Créer un monde plus sûr.” Telle est la mission d’Interpol qui, aujourd’hui, regroupe 194 pays. Pourtant, se demande Le Temps dans une enquête publiée le 19 novembre, “œuvre-t-elle seulement” à cette mission ? Ne serait-elle pas de plus en plus à la solde des régimes autoritaires qui cherchent à traquer leurs opposants ?

Voilà trois ans, la “disparition” de son président chinois Meng Hongwei avait fait beaucoup de bruit. Quelques jours plus tard, Pékin avait reconnu qu’il faisait l’objet d’une enquête. Début 2020, il avait été condamné à une lourde peine de prison.

Aujourd’hui, c’est la candidature à la présidence de l’institution du général émirati Ahmed Naser Al-Raisi, actuel inspecteur général au ministère de l’Intérieur, qui effraie les organisations de défense des droits de l’homme, rapporte le journal de Genève. Car celui que “tous les pronostics donnent gagnant” fait l’objet de plaintes déposées en France, “l’accusant notamment de complicité de torture”. Et, ajoute Le Temps, “des parlementaires français et britanniques, parmi d’autres, se sont alarmés de son ‘rôle direct dans de nombreuses violations des droits de l’homme, dans des cas très bien documentés’”.

Avec son élection, beaucoup craignent qu’une dérive à l’œuvre depuis plusieurs années ne s’étende. À savoir “l’utilisation abusive d’Interpol par des pays autoritaires afin de cibler leurs opposants”, souligne le quotidien.

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