Vacciné, non-vaccinés, où commence la discrimination ?

Le débat se tend aussi dans d’autres pays d’Europe. En Autriche, un tiers à peu près de la population n’est pas vacciné et se retrouve strictement confiné. Les sorties des non-vaccinés sont limitées à ce qui est jugé essentiel : courses alimentaires, soins médicaux où en cas de danger immédiat pour la vie, l’intégrité physique et les biens.

Au Pays bas, parmi le train de mesures récemment décidé, le gouvernement prévoit de restreindre l’accès aux restaurants et aux loisirs aux seules personnes vaccinées ou guéries du Covid, et plus à celles personnes présentent un test négatif.

A chaque fois ces mesures sont justifiées par les autorités par la surreprésentation de non vaccinés dans les hôpitaux. Non pas que les vaccinés ne s’y retrouvent plus, mais les non-vaccinés s’y retrouvent statistiquement beaucoup plus favorisant l’engorgement des systèmes hospitaliers.

Ces exemples donnent des idées, au ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. Il a plaidé sur VTM ce week-end pour que le monde de la nuit (discothèques et bars) soit soumis à un « CST renforcé ». Le CST serait couplé à un test préalable, mais surtout, les non-vaccinés n’y auraient plus accès.  » En ce qui me concerne, la vie nocturne ne devrait être accessible qu’aux personnes vaccinées. Le risque que vous prenez pour vous-même et pour la société en sortant en tant que personne non vaccinée est tout simplement trop grand. “

Les experts du GEMS, qui conseille le gouvernement plaident pour une mesure un peu similaire dans leur tout dernier rapport qui doit servir de base au comité de concertation de ce vendredi.

Est-ce que ce genre de mesure de rétorsion est efficace et légal ? Pour que ce soit légal, il faut justifier la proportionnalité, il faut démontrer que la privation de liberté est justifiée par des critères objectifs (danger pour la santé publique).

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