COP26 : à Glasgow, les écologistes tenus en échec par la N-VA

D’abord sur Glasgow. Bien sûr autour d’une table de négociation l’échec implique des responsabilités multiples. Outre la ministre N-VA Zuhal Demir, il y a aussi les autres ministres, tous trois écologistes. Il y a en particulier le ministre wallon Philippe Henry, à la tête de la commission nationale climat créée pour que tous les étages de la maison Belgique s’entendent sur la politique climatique. Il a échoué. C’est un retour de bâton pour Ecolo qui, il y a 5 ans, depuis l’opposition, avait flingué les ministres francophones dans une situation plus ou moins similaire.

C’est d’ailleurs ce qu’a souligné lourdement le président du PS, Paul Magnette, dans un tweet un brin revanchard hier : « L’échec de l’accord intra-belge sur le climat est une honte. Les ministres compétents doivent se ressaisir. Les beaux discours ne servent à rien. Il faut des résultats ! ».

Ostensiblement, le président du PS commente le match entre Ecolo et la N-VA comme une partie de football. Comme s’il était au balcon. Et surtout comme si cette partie respectait des règles du jeu. Or ce qui est assez frappant dans cette affaire, c’est que son parti fait partie de trois équipes, le Fédéral, la Région bruxelloise, la Région wallonne. Bizarre donc de commenter depuis le bord du terrain.

D’autant plus bizarre qu’un des joueurs, la N-VA, semble avoir décidé de jouer au football avec les mains. Comment considérer autrement ce plan du Gouvernement flamand qui limite les efforts de réduction de gaz à effet de serre à 40% d’ici 2030 là ou l’Europe en demande 47% ? Ce qui revient à demander à Bruxelles et à la Wallonie de faire plus d’effort de leur côté pour laisser tranquille les industries du nord du pays.

Autre solution, renégocier tout l’accord de répartition européen pour demander aux pays de l’Est d’en faire plus. Bref changer les règles pour qu’on puisse jouer au football avec les mains.

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