Le Metaverse de Mark Zuckerberg une aberration écologique, sociale et éthique

Dans un récent communiqué, Mark Zuckerberg nous a annoncé la création de Meta, sa nouvelle entreprise qui englobera désormais Facebook & Cie, et qui ira bien au-delà des réseaux sociaux en termes de technologie servant à connecter les gens entre eux. Au travers de tout un système virtuellement immersif, appelé le Metaverse, il ne nous annonce rien de moins que le renouveau de l’humanité. Un « renouveau » qui a de très inquiétantes similitudes avec le modèle désuet caractéristique des Gafam : un capitalisme dont la survie dépend de la croissance et de la destruction de l’environnement, et dont le marché s’approprie toujours plus de nos vies personnelles.

Investir 10 milliards de dollars dans ces technologies est un non-sens écologique, social et éthique.

Inventer le nouvel internet de demain à l’heure où l’internet d’aujourd’hui nous dépasse déjà, tel est le projet de Mark et de son Metaverse. Comment ? Tout simplement grâce à la réalité augmentée/virtuelle. D’ici 2030, il espère qu’un milliard de personnes seront des utilisateurs (des consommateurs) de ce Metaverse. Cette révolution vise à massifier les interactions sociales virtuelles en 3D (rendre le virtuel plus réel, ou l’inverse, c’est selon). Elle devrait permettre aux gens de faire des réunions, d’aller à des concerts, de faire du sport, ses courses ou encore de dire bonjour à ses grands-parents sans jamais sortir de chez soi.

Dans son communiqué, on comprend vite le but principal de cette « révolution » : nous allons continuer la fuite en avant technologique afin de permettre une croissance économique infinie (sur une planète finie, certes, mais ça, c’est un détail pour les libertariens). Comment ? En créant une nouvelle économie entièrement digitalisée, et donc soi-disant dématérialisée. Pourtant, utiliser ce terme, c’est faire fi de toutes les infrastructures nécessaires aux avancées technologiques disruptives.

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