Squid Game, le massacre démocratique

On rappelle quand même le pitch. Le principe est simple, éculé, des joueurs participent à un jeu. Mais, en vrai, ils meurent jusqu’a ce qu’il n’en reste plus qu’un.

C’est le principe du très célèbre jeu Fortnite, du film Hunger Game, du film Batte Royale qui a donné son nom à un genre. C’est encore le principe de Running Man avec Arnold Schwarzenegger ou le Prix du danger d’Yves Boisset. Ces films avaient eux aussi un contenu politique. La course effrénée pour la survie dans nos sociétés capitalistes, le culte de l’argent, et surtout le pouvoir de la télévision. C’est le coeur de Running Man. C’est aussi la course au spectacle et le rôle que le divertissement dans une société totalitaire dans Hunger Games. Tout ces films dénoncent le vieux principe “du pain et des jeux” et la société du spectacle.

Dans Squid Games, pourtant il n’est pas tellement question d’un spectacle. Ce n’est pas un jeu télévisé. Le principe « du pain et des jeux » est totalement absent. D’où cette impression de perversité et donc de malaise.

Mais le malaise s’explique aussi par le sujet de Squid Game. Ce qui est questionné c’est la démocratie. Les joueurs sont d’abord recrutés en fonction de leur profil de surendetté. Ils participent librement pour gagner de l’argent, ils signent un contrat. A ce moment ils ignorent tout de la cruauté du jeu ce qui veut dire que leur consentement n’est pas éclairé. Après le premier massacre, plusieurs participants se révoltent. La règle du jeu prévoit qu’on puisse voter et arrêter le jeu si une majorité le souhaite. C’est ce qui se passe lors du deuxième épisode. Squid games est la métaphore d’une démocratie. Les joueurs débattent, échangent et votent.

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