Crise de l’énergie : l’indispensable révolution du fédéralisme belge 

La crise actuelle du gaz met les responsables politiques face à une question intéressante mais impérieuse. Les variations brutales des prix entraînent toujours des répercussions antisociales, car celles et ceux qui ont les plus faibles réserves sont le plus durement touchés. Mais on n’ignorait pas que le cours des combustibles fossiles allait, tôt ou tard, finir par augmenter.

Du point de vue de la politique climatique, on peut même estimer que cette évolution n’est pas défavorable – à condition d’intervenir progressivement. Que ce soit en Europe, en Belgique ou en Flandre, les responsables politiques ont toujours juré qu’ils atténueraient ces coûts. L’heure est donc venue de démontrer que leurs politiques en matière d’énergie et de climat s’appuient sur une dimension sociale solide.

En ce qui concerne les autorités belges, le bilan est mitigé. Le gouvernement fédéral a déjà joué sa principale mesure à court terme : la prolongation temporaire du tarif social pour les factures d’énergie. Une mesure certaines indispensable, mais provisoire et, de ce fait, impropre à compenser la hausse structurelle des prix de l’énergie qui aura lieu dans un avenir proche. S’il est nécessaire d’appliquer une mesure d’exception à un million de foyers, c’est bien que la facture elle-même pose problème…

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