Dave Sinardet. « La politique belge a un problème de procrastination maladive »

Alors que les négociations étaient rudes ces derniers jours, la Vivaldi a enfin su trouver un accord pour l’élaboration de son budget. Un consensus qui peut être considéré comme le vrai départ de la Vivaldi ? Selon Dave Sinardet, cela semble être le cas. « Oui clairement, le Covid a occupé le gouvernement pendant un an », déclare-t-il. Cette gestion d’urgence fait place désormais à la gestion pure et dure de l’Etat.

Les pourparlers ont été assez tendus ces derniers jours, certaines portes ont claqué. Certains partis n’auraient pas été des plus collaborateurs. « Notamment le MR et le PS. Qui n’étaient pas d’accord entre eux sur les accords proposés », explique le professeur.

Ces tensions aperçues s’expliqueraient de plusieurs manières possibles. L’une d’entre elles serait probablement le démarrage de leur campagne. « J’ai clairement l’impression que pour le MR et le PS, la Vivaldi est un instrument de contrôle pour se disputer le leadership côté francophone », indique-t-il.

L’un des objectifs de la Vivaldi est notamment le 80% d’emploi. Les mesures mises en place dès à présent seront-elles suffisantes pour atteindre cet objectif ? « Il est encore trop tôt pour le dire. Je ne sais pas si les x emplois créés et promis vont véritablement exister. On est passé de 5.000 à 10.000 pour finir à 13.500, on a l’impression que c’est une manière facile de boucler ce budget. »

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