La vie privée des Belges, menacée par un projet de loi anti-cryptage?

Le projet de loi exige des applications de messagerie cryptée comme WhatsApp de permettre de déchiffrer ce qui est échangé par certains utilisateurs, sur demande des forces de l’ordre, et avec l’accord d’un juge d’instruction. Autrement dit, les fournisseurs de services seront obligés de « désactiver » le cryptage pour certains utilisateurs.

Dans une lettre ouverte adressée aux ministres fédéraux Vincent Van Quickenborne (Open VLD, Justice), Ludivine Dedonder (PS, Défense) et Petra De Sutter (Groen, Télécommunications), ces experts et ONG estiment que le projet de loi porte atteinte à la sécurité et la protection de la vie privée offerte par le chiffrement de bout à bout et serait même « l’une des plus dangereuses d’Europe ».

Frédéric Taes, président du chapitre belge de l’Internet Society, estime dans Le Soir que « si on introduit une faille technique dans le cryptage pour permettre aux forces de l’ordre d’intercepter des communications, d’autres personnes moins bien intentionnées pourront aussi trouver et exploiter cette vulnérabilité à des fins criminelles (vol d’informations privées, ransomware, phishing¿). Frédéric Taes craint aussi qu’en s’engageant dans cette voie, la Belgique ne crée un précédent en Europe et que d’autres pays ne s’engouffrent dans la même direction qu’elle.

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