Relancer la lutte contre la finance offshore

Depuis la publication des « Offshore Leaks » en 2013, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Mondeest partenaire, contribue à dévoiler les dessous des cartes d’une finance de l’ombre qui repose sur l’évasion fiscale. Le dernier volet de ces investigations, les « Pandora Papers », publié cette semaine, apporte un nouvel éclairage pour comprendre l’étendue du phénomène et les détails intimes de son fonctionnement.

Quel est le point commun entre Abdallah II, roi de Jordanie, Tony Blair, l’ex-premier ministre britannique, Raffaele Amato, l’un des chefs de la Camorra, dont le personnage a inspiré la fiction Gomorra, et Dominique Strauss-Kahn, l’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) ? Tous ont eu recours à des structures offshore, dirigées, pour certaines, par des hommes de paille, dont l’unique but consiste à masquer la valeur et l’origine de leur patrimoine.

En 2016, les « Panama Papers » avaient dévoilé les pratiques du cabinet Mossack Fonseca, un intermédiaire spécialisé dans ce type de montages. Les « Pandora Papers » portent sur l’activité de quatorze établissements du même genre, dont les données confidentielles ont été transmises à l’ICIJ par une source anonyme. La variété des profils de leurs clients et le montant des sommes dissimulées donnent le vertige.

Comme leur nom l’indique, ces révélations sont une boîte de Pandore, qui dévoile un système hypertrophié, dont on peine à cerner les contours. Pour s’attaquer à cette évaporation financière, il faudrait commencer par mener un audit international pour savoir précisément à combien elle se chiffre.

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