Social-démocratie : histoire d’une abdication

S’il fallait résumer le sens et l’esprit del’ouvrage de Mateo Alaluf, Le socialisme malade de la social-démocratie, cesquelques lignes en seraient l’illustration la meilleure. Son livre est à la fois une analyse historique de la social-démocratie à travers cinq expériences nationales  : l’Allemagne, terre de sa naissance, la Grande-Bretagne, la France, la Suède et la Belgique 2 .

Une analyse politique au fil de l’évolution sociale, économique et géopolitique du contexte international ; et une analyse idéologique par l’étude de ses mues successives imposées par les rapports de force et/ou choisies par ses dirigeants. Ce triple prisme offre un regard critique, sévère et même intransigeant, mais il ne néglige pas ni le rôle historique de la social-démocratie – et notamment sa contribution essentielle à la création de l’État social – ni l’héritage de son projet, qui, pour l’auteur, reste d’actualité.

« L’abandon par la social-démocratie de son programme historique pose à présent la question de l’acteur politique en mesure de l’incarner dans des conditions nouvelles », écrit Alaluf qui s’interroge encore plus crûment  : « Au terme d’un siècle et demi d’existence qui a façonné l’Europe et marqué le monde, faudra-t-il que la social-démocratie disparaisse pour préserver le socialisme ? » Poser la question était une façon d’y répondre.

La suite ici  : Social-démocratie : histoire d’une abdication