La Belgique est-elle possible ?

Sur le plan des décisions, cette première année affiche un bilan massif à cause de la pandémie. Le fédéral a assumé un rôle majeur : le deuxième confinement, la bulle de 1, le troisième confinement, la vaccination. Une période dominée par le duo De Croo-Vandenbroucke. Aux décisions sanitaires, il faut ajouter la politique de soutien aux ménages et à l’économie : le gouvernement a déversé un « carpet bombing » d’argent ce qui a permis à la Belgique de rebondir. Jamais de mémoire un gouvernement n’avait dû prendre aussi vite des décisions aussi lourdes, humainement et financièrement.

Ajoutons à cela que pendant ce temps cette Vivaldi a aussi décidé d’une taxe sur les comptes-titres, a négocié un accord interprofessionnel et un plan de relance. Désormais que la poussière retombe un peu, la facture apparaît, très lourde, le retour à l’équilibre budgétaire devient presque un mirage. Lointain.

Toutes ces décisions sont discutables et contestables, et d’ailleurs contestées. Mais il faut reconnaître que le gouvernement a décidé. Il a même beaucoup décidé ce qui n’était pas du tout gagné d’avance. Par contre, le point central c’est qu’il a décidé sous la pression d’un évènement extérieur, la pandémie. C’est une dynamique externe. La question c’est de savoir s’il est capable d’une dynamique interne c’est-à-dire de faire de la décision par une volonté d’équipe. C’est tout le chantier de la modernisation du pays. La réforme des pensions, la réforme de la fiscalité, la réforme de l’État.

Donc, le défi qui regroupe tous les autres défis c’est prouver aux citoyens, surtout flamands, que le fédéral fonctionne encore contre la communication de la N-VA et du Vlaams Belang qui distille l’idée inverse. Évidemment avec 7 partis, dont certains sont en situation de crise existentielle, c’est extrêmement compliqué. Pourtant, les partis flamands semblent globalement alignés dans cette idée de faire fonctionner le machin.

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