Le démantèlement de centrales nucléaires, un secteur d’avenir ?

La décision a été prise en 2003 et le Gouvernement fédéral, en partie Ecolo, est déterminé à la faire appliquer, même si le projet a déjà pris beaucoup de retard et que plusieurs voix politiques s’y opposent publiquement.

Cette semaine est d’ailleurs décisive. Pour compenser la perte en électricité, la Belgique aura besoin de centrales au gaz. De façon très résumée, les fournisseurs d’énergie qui souhaiteraient en construire ont jusqu’à ce jeudi pour soumettre leur candidature pour obtenir des subsides leur permettant d’investir dans de nouvelles infrastructures. Mais il se peut qu’aucun ne convienne et qu’on préserve donc Doel 4 et Tihange 3 encore quelque temps. Nous serons fixés sur le sujet fin octobre.

Pour les autres réacteurs, le Fédéral anticipe l’avenir. Fermer des centrales nucléaires, cela ne se fait pas d’un claquement de doigts. Il ne suffit pas non plus d’arriver sur place avec des bulldozers : c’est un savoir-faire très technique. Et pour nos ministres, il serait bien malheureux de faire appel à des spécialistes étrangers. Non, il faut que la Belgique devienne experte en démantèlement.

Le vice-Premier ministre Pierre-Yves Dermagne (PS), la ministre de l’Énergie Tinne Van der Straeten (Groen) et le secrétaire d’État à la Relance Thomas Dermine (PS) ont organisé en mai une table ronde avec les poids lourds du secteur industriel belge pour « créer une activité structurante autour du démantèlement des centrales nucléaires », rapporte l’Écho.

L’idée est de motiver ces entreprises afin qu’elles s’approprient cette lourde tâche, qui pourrait bien devenir une vraie filière industrielle d’avenir, avec des emplois et, pourquoi pas, pouvoir exporter ce savoir-faire par la suite.

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