Où est « l’équipe de 11 millions » face aux inondations ?

La répartition des compétences est ainsi faite. C’est à la Wallonie de mettre la main au portefeuille, ce qu’elle fait d’ailleurs jusqu’à presque trois milliards d’euros au risque de grandement se fragiliser financièrement.

Depuis des semaines, Elio Di Rupo et Alexander De Croo évoquent ce problème. Le Fédéral est sollicité, mais de manière très limitée : TVA réduite pour la reconstruction, garantie des emprunts contractés par la Wallonie. Rien de très conséquent, c’est bien la Wallonie qui assume l’essentiel de l’ardoise.

De manière inattendue, le secrétaire d’État PS à la Relance, Thomas Dermine, proche de Paul Magnette, est intervenu dans la presse pour demander beaucoup plus au Fédéral et porter cette question en conseil des ministres. Il évoque 600 millions d’euros du Fédéral, la Wallonie mettrait la même somme dans un fonds exceptionnel.

Au-delà du chiffre, c’est le modèle qui est intéressant. C’est le modèle choisi par l’Allemagne, elle aussi très touchée dans l’Ouest par les inondations, 174 morts. Là-bas, dans cet État fédéral, il était évident pour tout le monde que les trois Lander concernés, même si ce sont parmi les plus riches d’Allemagne, ne pourraient pas faire face tout seul. Angela Merkel a fait passer un fonds financé à 50/50 Fédéral/Lander concernés au nom de la “Solidarité nationale”. D’abord fonds d’urgence dès le mois de juillet, il s’agit désormais d’un fonds pour la reconstruction, l’enveloppe est de 30 milliards d’euros. Chez nous, deux mois après les inondations, l’idée arrive seulement sur la table.

Au Nord, une partie de la presse se questionne sur la méthode utilisée par le PS. Cette forme de pression sur le Premier ministre, après la pression sur les pensions, sur le budget, sur les grévistes de la faim.

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