Après seize années au pouvoir, le legs d’Angela Merkel

Angela Merkel est la femme de tous les paradoxes. Après quatre mandats successifs, soit près de seize années passées à la tête de la 4epuissance mondiale, la chancelière allemande s’apprête à quitter le pouvoir comme elle l’a exercé, tranquillement et sereinement. La dirigeante, qui a dépassé tous les records de longévité, laisse un pays en ordre de marche, pivot de l’Union européenne et pôle de stabilité dans le monde occidental.

Celle qui a été longtemps sous-estimée par ses adversaires – ils n’avaient pas vu venir cette femme, qui plus est originaire de l’Allemagne de l’Est – est désormais infiniment respectée pour son incroyable flair politique. Son manque de flamboyance, son refus du glamour en ont pourtant désarçonné plus d’un, prouvant s’il en était besoin que le vrai leadership ne s’exerce pas dans les apparences. Au contraire, c’est dans cet exercice singulier du pouvoir qu’Angela Merkel s’est plu à forger sa quasi-légende.

Bien sûr, la dirigeante n’est pas exempte de critiques. Evoquer la chancelière allemande, longtemps chantre de l’ordolibéralisme, c’est se rappeler qu’elle incarna jusqu’à la caricature l’orthodoxie budgétaire, privilégiant très souvent les intérêts de l’Allemagne sur la nécessaire solidarité européenne – on se souvient de son intransigeance face aux Grecs lors de la crise de l’euro

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