La politique climatique de la Belgique divise toujours

Avec nos différents niveaux de pouvoir, qui veille à ce que notre pays réduise effectivement ses émissions de CO2 ? Et bien, puisque nous avons quatre ministres de l’Environnement, un peu tout le monde.

Le fédéral et les régions doivent s’accorder pour décider de qui réduit de combien de pour cent, dans quels secteurs, etc. La dernière fois, les négociations ont pris des années et fixaient la répartition des objectifs climatiques jusqu’à la fin de 2020. Les entités doivent donc désormais tomber à nouveau d’accord pour 2021-2030 et ont promis que la question serait réglée avant la COP26, soit avant novembre.

Comme le rappelle Le Soir, les régions et le fédéral devaient tous ensemble réduire de 15% leurs émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs non industriels, augmenter de 13% la part des énergies renouvelables et diminuer la consommation d’énergie de 18%.

Seule la Wallonie a respecté cet accord et atteint les quotas demandés. Bruxelles et la Flandre ne sont pas assez passés aux énergies vertes ni n’ont fait assez d’effort concernant les émissions de CO2. Mais certains résultats sont discutés, et les bilans définitifs doivent encore être publiés.

En se basant sur les objectifs de 2005, comme la dernière fois, la Commission européenne a suggéré que la Belgique ait, d’ici 2030, réduit ses émissions de 47% dans les secteurs non industriels, et continue de donner plus de place aux énergies renouvelables, entre autres recommandations.

Un objectif bien plus élevé que ceux des régions et du fédéral, qui vont donc devoir se répartir ses efforts supplémentaires.

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