Le problème des supermajors américaines

Il est encore temps d’éviter un réchauffement climatique d’ampleur catastrophique, mais il faudra réduire les émissions de dioxyde de carbone de 80 % d’ici 2030 et de 100 % d’ici 2050. Et même si le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres qualifie le dernier rapport de « code rouge pour l’humanité », une réponse efficace est bien loin d’être garantie.

En l’état actuel des choses, le Rapport annuel sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions de 2020 montre que les pays riches de l’OCDE ne réduisent pas leurs émissions assez rapidement et que les économies en développement sont sur la bonne voie pour continuer à augmenter les leurs. Avant la Conférence mondiale sur les changements climatiques (CO26) de novembre à Glasgow, les dirigeants mondiaux s’empressent de s’entendre sur des objectifs plus ambitieux de réduction des émissions – les contributions déterminées au niveau national (CDN). Jamais la reconnaissance du besoin d’action climatique n’a été aussi prégnante.

Néanmoins, les projets à l’étude restent très insuffisants et un manque de volonté politique se fait cruellement sentir. « Il est de notre devoir de combler ce fossé entre rhétorique et action, prévient l’Agence internationale de l’énergie (AIE), si nous voulons avoir une chance de parvenir à zéro émission nette d’ici 2050 et limiter la hausse des températures mondiales à 1,5 °C. » Pour réussir, il ne faudra « rien de moins qu’une transformation totale des systèmes énergétiques qui sous-tendent nos économies ».

L’AIE a proposé une feuille de route pour amener le secteur mondial de l’énergie à zéro émission nette d’ici 2050. Le rapport du GIEC ouvre également plusieurs voies en vue de la création d’un monde à zéro émission nette. Malheureusement, les États-Unis, le plus grand émetteur historique du monde, ne suivent aucun de ces conseils.

La suite ici : Le problème des supermajors américaines | by Clair Brown – Project Syndicate