La N-VA fête ses 20 ans, quel bilan? 

Retour en 2001: la Volksunie est divisée en deux grands clans : celui de Bert Anciaux qui deviendra Spirit (et s’associera au sp.a) et celui de Geert Bourgeois qui deviendra la Nouvelle Alliance Flamande (N-VA). C’est d’ailleurs Geert Bourgeois qui endossera pour la première fois le rôle de président du parti nationaliste début 2002.

Lors de sa première participation aux élections fédérales en 2003, la N-VA atteint le seuil électoral et Geert Bourgeois devient député fédéral. Le seul dans l’hémicycle. L’été de la même année, le CD&V d’Yves Leterme offre une rampe de lancement à la N-VA en lui proposant de former un cartel. Cette union des forces flamandes s’avère un succès : les deux partis ensemble ont récolté 26 % des voix au Parlement flamand en 2004.

Le gouvernement Peeters voit alors le jour en Flandre, Geert Bourgeois se voit offrir le poste de ministre des affaires administratives, de la politique extérieure, des médias et du Tourisme. On doit donc trouver un remplaçant à la tête de la N-VA.

Actif dès les débuts du parti, Bart De Wever se présente et remporte sans souci l’élection interne en 2004 avec 95 % des voix. Selon les statuts de la N-VA, le président est censé s’arrêter après deux mandats, Bart De Wever en est à son sixième.

Depuis l’arrivée de Geert Bourgeois dans le gouvernement Peeters en 2004, la N-VA n’a jamais quitté le gouvernement flamand. En septembre 2008, le cartel avec le CD&V est rompu à la suite de la démission ce même Geert Bourgeois. Pour la N-VA, le CD&V ne va pas assez loin sur le plan communautaire.

Désormais toute seule, la N-VA atteint 13 % lors des élections flamandes de 2009 et deviendra le premier parti de Flandre cinq plus tard. C’est d’ailleurs en 2014 que Geert Bourgeois reprend le flambeau de Kris Peeters.  Au niveau régional, la N-VA est parvenue à ce qu’elle voulait : régner sur la Flandre.

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