La Belgique peut-elle encore sortir du nucléaire en 2025 ?

Si l’on se place du pur point de vue de la faisabilité technique, plusieurs arguments permettent de penser qu’il est jouable de remplacer les capacités nucléaires pour 2025.

  1. L’Europe vient de dire oui au mécanisme de financement (le CRM) qui consacre un nouveau fonctionnement du marché de l’électricité. Pour faire simple : les pouvoirs publics vont rémunérer la mise à disposition de capacité de production. L’enjeu est de rendre financièrement rentable la construction de nouvelles unités de production et de stockage (en l’occurrence ici, il est surtout question de centrales au Gaz) dans un mix énergétique qui va prioriser le renouvelable. Le feu vert européen clarifie les enjeux et les énergéticiens savent donc maintenant dans quel cadre précis ils peuvent enchérir pour la construction de nouvelles unités.
  2. Il y a plusieurs projets dans les cartons. Même si chacun garde, pour l’heure, une certaine confidentialité sur les projets, il est de notoriété publique que plusieurs acteurs de l’énergie ont des projets bien avancés de centrale au Gaz. Certains ont déjà reçu leur permis, d’autres dossiers sont cependant encore bloqués à cette étape (cfr infra).
  3. La capacité estimée nécessaire n’est pas énorme. Le gouvernement s’est entendu pour fixer à 2,3 GW, la capacité à atteindre lors des enchères d’octobre. C’est l’équivalent de 3 grosses centrales au gaz. La somme des projets évoqués ou esquissés actuellement chez nous, permettrait d’atteindre ce volume de production.

Politiquement c’est une  autre affaire.  La question du volume de production n’est pas tout. Et politiquement, ce dossier risque bien de crisper l’automne du gouvernement fédéral.

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