Fédéral : de chamailleries en polémiques

La formation de l’équipage fédéral aura consommé bien des énergies et créé rancœur et frustration. Celles-ci finissent dans un premier temps sous le boisseau, le temps de gérer l’épidémie, non sans difficultés passagères du côté du MR. Toutefois, le tandem De Croo-Vandenbroucke garde le cap.

Voilà à présent le corps même des dossiers gouvernementaux et effectivement, on se rend compte peu à peu que, si l’accord du gouvernement a fixé des objectifs, le cadre demeure flou et susceptible d’interprétations diverses. La hâte à constituer une majorité et à tenir éloignée la N-VA constituaient visiblement les motivations de cette majorité inédite à sept (record) !

Premier dossier de dimension : la réforme des pensions. La ministre Lalieux présente son projet comme une  » pièce à casser  » et de fait, cela n’a pas tardé.

Si le projet a le mérite de fixer quelques balises claires (pension anticipée après 42 ans,pension à mi-temps, 1500 € minimum pour une carrière complète, débat sur la pénibilité évacué, etc.), la méthode a de quoi surprendre.

La confiance n’y est pas. Ce qui a poussé la ministre Lalieux (PS) à travailler seule, sans concertation préalable. La réforme fiscale en gestation du ministre Van Peteghem (CD&V) ou judiciaire du ministre Van Quickenborne (Open VLD) suivent le même chemin. Tous intègrent qu’une concertation intragouvernementale préalable engendrerait fuites de documents, torpillages et autres crocs-en-jambe. La formation de l’actuelle majorité en a été truffée et cela laisse des traces, surtout versant francophone. Si du côté flamand (minoritaire qui plus est), l’adversaire (N-VA, VB) se trouve à l’extérieur, du côté francophone, l’opposition est essentiellement intramajoritaire au sein du trio ECOLO-MR-PS.

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